VI. IJ
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malion, telle que la comprend M. Louis Blanc. C'est notre dernier mot sur ce sujet. A qui s'armera du passé conti'e nous, nous nous armerons contre lui de l'avenir.
Plus la rente baisse, plus la propriété s'avilit, plus Ja consommation diminue, plus le travail devient rare, plus la misère s'aggrave, plus l'avenir s'assombrit et plus la confiance du National resplendit et rayonne I
Ce ne sont plus des articles, ce sont des hymnes.
Ecoutez :
a Un mois, un seul mois s''est écoulé depuis la chute » de la dynastie d'Orléans, et déjà la mjonarchie n'est » plus qu'un rêve, tant elle semble perdue dans un passé » éloigné ! Il n'est personne qui s'occupe de l'ex-roi et de » ses projets, personne qui s'enquiére de ce que font les » ex-ministres de la royauté ! Un profond oubli les enve- » loppe, et ils seraient dans la sépulture comme Louis XIV « et sa cour qu'on ne pourrait pas moins songer à eux. » Quelle est donc la force du pruicipe .nouveau pour qu'il » ait déjà si complètement aboli l'ancien? C'est un ordre » de choses bien jjuissant que celui qui tout d^abord rejette » dans Vombre ce qui l'a précédé et n'a besoin que d'appa- » raltre pour s'installer. Un abîme a été soudainement » creusé dans le terrain politique : croyez-vous que ce soit » l'œuvre de quelques honunes? Non, c'est l'œuvre du » temps, c'est l'œuvre de l'histoire, c'est l'œuvre de tout un » peuple qui prend possession de lui-même et secoue les » dynasties. Un rjouvernementquinaU sous de tels auspices t) est bien fort. )^
Si le gouvernement xlirigé par les hommes d'État, les écrivains et les financiers du National et de la Réforme, est si fort, d'où vient donc qu'il ne s'amasse autour de lui que des décombres, que les ruines s'amoncèlent. qu'il ne reste debout -que les oriviléges et les abus?