‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856Chapitre 6 sur 199 · LE COMMERCE NIRA PLUS · texte numérisé non relu

LE COMMERCE NIRA PLUS

pour se démocratiser, pour arriver au moine bénéfice par la dépense d'une somme d'activité plus grande. Un million de francs gagné en abondantes pièces de 50 centimes, vaut tout autant qu'un million de francs gagné en billots de la Banque de France. Nous avons le droit de nous exprimer ainsi, car nous n'avons pas attendu que la République française fût proclamée pour donner rexemple et pour abaisser de moitié le prix des journaux : de 80 fr. h 40 fr. En sommes-nous plus pauvres ? — Non, certes ; nous en avons été quittes pour déployer plus d'efforts. Eh bien ! le Commerce fera comme nous. Ses opérations exigeront qu'il s'en rende compte avec plus d'intelligence ; elles seront plus pénibles, mais elles n'en seront pas moins fructueuses. A quoi bon la force et l'intelligence humaines, si ce n'est pas pour être dépensées ? L'épargne n'y ajoute rien. Mauvais capital que la paresse.

Le gouvernement a-t-il perdu à l'abaissement du prix des journaux, dont nous avons pris l'initiative et dont nous ne croyons pas inutile d'invoquer ici le souvenir, comme une garantie de la vérité de nos paroles et de nos convictions ? Qu'on en juge par l'état officiel des produits du droit de timbre sur les journaux depuis 1831 jusqu'en 1845 (1) :

Avènement de la Presse à 40 fr.

l^-" juillet 1836. — Fondation de la Presse.

2,517,213 fr

(1) Développement de la proposition de JIM. Emile de Giravdin et Glais- Bizoin, présenté le 20 mars 18-17.

Simple rapprochement :

1831, 2,517,213 fr.

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