LA TERREUR DÉGUISÉE
allumer chez nous la guoirc civile et renouveler la loi des suspects (1).
Se débarrasser ainsi par la mort, par la terreur ou par le bannissement, de ses censeurs, de ses rivaux, de ses envieux, de ses ennemis et même de ses amis, quand ils ne craignent pas d'être sincères, est une séduction à laquelle ne résistent jamais les partis qui doivent leur triomphe moins à la supériorité de leurs chefs et à la maturité des idées qu'au hasard des circonstances.
L'Assemblée nationale est avertie !
La Pologne est le prétexte ;
La Terreur est le but.
(1) Voir la proclamation suivante, affichée, le 2 mai 1848, sur tous les mnrs de Paris, et jiortant la signature du colonel de la 12'^ légion de la garde nationale de Paris, légion qui compte 28,000 hommes :