LA TERREUR DÉGUISÉE
prise se renouvelle, elle n"a pas à hésiter ; il faut que demain, usant de son pouvoir souvei'ain, elle traduise à sa barre ceux que nous ne voulons pas nommer, mais sur qui pèsent les plus graves soupçons.
Le représentant du peuple qui le premier déposera, sur le bureau du président, une demande de mise en accusation, gravera son nom dans Thisloire.
Pourquoi les électeurs de la Creuse, cédant à l'intimidation, n'ont-ils pas réélu pour leur représentant l'ancien député de Bourganeuf ? Aujourd'hui est la première fois, depuis le 28 avril, qu'il regrette d'être resté en dehors de l'Assemblée nationale! Il ne se fût laissé devancer par personne dans l'accomplissement de ce devoir glorifié par le péril.
Car, il ne faut pas qu'on s'abuse, le péril n'est qu'éloigné.
Il subsiste encore.
La lutte est engagée ; si elle n'est pas résolument acceptée par l'Assemblée nationale, toutes les conjurations déjouées se trameront de nouveau ; toutes les audaces se révéleront ; toutes les craintes seront dépassées ; tous les excès seront comblés.
On peut nous en croire, car il n'est pas une de nos prévisions que l'événement ne soit venu confirmer !
« La République est fondée sur Tordre; elle ne peut vivre » que par l'ordre.
» Pourquoi donc des attroupements ? »
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