‹ Questions de morale et d'éducation: Conférences faites a l'école de FontenayChapitre 9 sur 31 · AVANT-PROPOS XVI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XVI

moire ^ nous revient constammenL à Tespril, s'assimile à notre substance par le charme de la forme comme par la richesse et la profondeur de Tidée, et devient insensiblement un mobilej un principe d'action, un élément de notre volonté»

Ce serait donc déjà faire oeuvre très utile^ encore que simple et modeste, que de dicter chaque jour à ses élevés, tantôt le récit d'une belle action, tantôt une maxime tirée du trésor religieux, moral ^ littéraire de Th amanite. Il serait intéressant pour le maître de choisir Inî-mème les uns et les autres, de les disposer dans tel ou tel ordre. Ces récits et maximes seraient appris par coeur et souvent répétés. Le maître les expliquerait avec soin, les rapprocherait entre eux, et, selon ses connaissances et ses facultés, en tirerait la matière de réflexions plus ou moins élevées et philosophiques. Un tel enseignement est à la portée des moins ambitieux etpeut contenter les plus savants. Qu'ont donc fait les grands prédicateurs autre chose que d'expliquer des maximes de rÉcriture?

Appuyé sur de tels fondements, renseignement de la morale à l'école peut facilement échapper au reproche d'obscurité, d'abstractioUj de sécheresse, de difficulté, de fantaisie individuelle. Quelavaleurmorale des maîtres commande l'estime, qu*ils se sentent en possession de celte liberté d'action qui est la condition du bien et même du sentimejit de la responsabilité, qu'ils enseignent d'ailleurs au grand jour, soutenus par la sympathie et les conseils de leurs apiuns^ naturels; et Fécole ne faillira pas au devoir qu'elfe a

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