ACCORD DES VÉRITÉS
thèse stoïcienne : La vertu suffit au bonheur. Mais ellemême n’a-trelle pas été réfutée (suprà), est-elle autre chose qu’un paradoxe?
On voit qu’il n’est pas aussi aisé qu’on pense d’opposer aux vieux motifs qu’a la raison humaine de croire à l’immortalité , des raisons nouvelles vraiment sérieuses qui en détruisent ou en affaiblissent la valeur. C’est la seule chose que nous avons voulu démontrer. Nous ne pouvons pourtant abandonner ce sujet sans ajouter cette remarque du Phédon qui n’a pas non plus été démentie et qui complète la preuve morale :
« La survivance de l’âme après la mort étant admise, chaque homme doit déjà dans cette vie songer qu’il ne se développe pas seulement pour cotte vie, mais pour l’éternité. Si l’âme était anéantie par la mort, le mal moral ne devrait pas être considéré comme le plus grand mal. La mort serait pour le méchant un véritable gain, puisqu’à la fois seraient anéantis son mauvais caractère et ses crimes. Mais étant démontré que l’àme continue d'exister, il n’y a aucun autre salut que de s'efforcer de devenir aussi bon que cela est possible, car l’âme n’emporte dans un autre monde que son caractère et ses vertus. (V. Platon, Gorgias, ad. fin., et Phédon ; Tennemann, Phil, de Platon, IIIe part., p. 91.)
QUESTION XI
Montrer l’accord et l’enchaînement de» principales vérités qu'enseigne et défend le spiritualisme.
PROGRAMME
On connaît, par ce qui précède, la réponse que fait le spiritualisme aux principales questions qu’agito la philosophie. Il est bon en terminant d’en fairo ressortir l’accord, la liaison et l’enchaînement. On passera donc en 'revue les problèmes généraux qui figurent dans chacune des branches de la philosophie qui ont été parcourues: Ie le problème psychologique de la nature de l’homme et de ses facultés ; 2e celui do la certitude de nos connaissances, dont s’occupe la logique; 3° le problème moral de la règle des actions humaines ou du principe des devoirs et des droits;
THÉODICÉE
4° le problème esthétique de la nature du beau, de l’objet et du but de Vart ; 5° le problème religieux de l’existence, de la nature et des attributs de Dieu, et de ses rapports avec le monde et avec l’homme. On montrera que l’ensemble de ces solutions forme un tout homogène et conséquent, dont chaque partie ne peut se détacher des autres et qui se confirment mutuellement. On fera remarquer que ces solutions sont les seules qui s’accordent avec les croyances morales et religieuses du genre humain. — Conclure.
QUESTIONS DIVERSES
!. L'homme a été défini un être religieux; montrer qu'en effet la religion est aussi naturelle à l'homme qu’elle lui est nécessaire.
U. Doiurni considérer la religion seulement comme un simple moyen
de perfectionnement moral? (Critique de Kant).
III. La nature ne nous montre la Divinité qu'à travers un voile; l'es-
prit en nous témoigne de Dieu. (Jacobi.)
IV. Développer cette pensée de Pascal : « Athéisme, marque de force
d’esprit, mais jusqu’à un certain degré seulement. » {Pensées.)
V. L’homme, dit Platon, est une plante non terrestre, mais céleste,
( Timée.J Expliquer et justifier cette pensée.