‹ Questions diplomatiques de l'année 1904Chapitre 1 sur 73 · PARIS FÉLIX ALGAN, ÉDITEUR · texte numérisé non relu

PARIS FÉLIX ALGAN, ÉDITEUR

ANCIENNE LIBRAIRIE QERUER BAILLIBRE ET C 108, BOULEVARD SAINÏ-GERMAIN, t08

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INTRODUCTION

Ce volume n'est point une « année politique » racontant chronologiquement la suite des événements extérieurs de 1904. C'est, sur les plus importants de ces événements, le témoignage, expliqué et commenté, des hommes qui y ont été mêlés de façon immédiate. L'impression qui s'en dégage y perdra peut-être en minutie : elle y gagnera en relief et en vérité.

Politique française, question d'Orient, question d'Extrême-Orient : bes trois grandes divisions n'ont pas besoin d'être justifiées . Le rapprochement franco-italien, l'accord franco -anglais, l'affaire marocaine, la rupture avec le Saint-Siège, l'affaire du Siam ont, à des degrés divers, requis Tattention française au cours de cette année : j'ai groupé l'exposé de ces cinq questions autour des renseignements fournis par ceux-là mêmes qui ont pris Tardieu. 1

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à leur règlement la plus large part : MM. Delcassé, Etienne, Jonnart, Saint-René-Taillandier, Regnault, El-Menebbi, le marquis de Segonzac, Phya Suriya, pour ne citer que les principaux. Un dernier chapitre nous cond uit chez le Bey de Tunis et chez M. Pichon , résident général de France à Tunis, chez l'ambassadeur d'Espagne et à la commission francoespagnole pour les chemins de fer pyrénéens. C'est, passé en revue, Tensemble des événements dont fut formée pendant un an la trame de notre existence nationale.

La question d'Orient met en scène, à propos de la Crète, le Haut commissaire des puissances, S. A. R. le prince Georges de Grèce; à propos de la Macédoine, les représentants diplomatiques des quatre Etats entre qui se débat l'avenir de cette province, MM. Ghika, ministre de Roumanie, Delyanni, ministre de Grèce, Vesnitch, ministre de Serbie, Zolotovitz, ministre de Bulgarie.

La guerre russo-japonaise occupe la fin du volume. C'est S. Exe. M. Nélidow, ambassadeur de Russie, M. Motono, ministre du Japon à Paris, M. Kurino, son collègue de Saint-Pétersbourg, qui exposent les causes de la rupture. Le ministre de Chine pricise l'attitude et les projets de son pays. MM. Collin de Plancy, ministre de France en Corée, Yong-tchan-Min ministre de Corée à Paris, le baron Suyematsu, dont le séjour persistant en Europe et

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la haute situation personnelle permellenl (l*aflirmer qu'il y remplit une mission de son gouvernement, figurent également parmi les témoins de cette enquête sur la crise extrême-orientale.

Dans les trois parties, avec les dépositions authentiques textuellement enregistrées, voisinent des études, dont je n*ai pu, — dont je ne puis encore, — publier les sources, mais qui ont été établies d'après la même méthode. Je cite entre autres: les relations franco-italiennes, le Maroc et les fautes à éviter, la rupture avec Rome, le péril de Marseille.

Il serait téméraire de prétendre, à si peu de distance des événements, en écrire Thistoire. Il peut être utile d'apporter à cette histoire la contribution de documents exacts, et qui gardent, toute fraîche, Tempreinte de la vie *.

1. Les études qui constituent ce volume peuvent se décomposer en trois parties ; les unes ont paru dans le Temps ; les autres dans diverses revues françaises ou étrangères ; d'autres enfin sont inédites.

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