Labbe, tome XI, col
admodum etiam , nous suivrons avec une émotion sincère ces utiles, ces nobles discussions ^ . Mais, enfin, il nous semble que la première partie de la Définition est hors de cause. Et c^est la seule que nous voulons, pour plus de force, citer à l'appui de notre thèse : a Nous définissons, disent « les Pères de Florence, que le Saint-Siège tt apostolique et lé Pontife romain ont la « primauté sur le monde entier ; que le Ponu tife romain est le successeur du bienheua reux Pierre, prince des apôtres; qu'il est « le Vicaire de Jésus-Christ, le Chef de toute a l'Église, le Père et le Docteur de tous les « chrétiens^.... » Oui, ces derniers mots
1. La Cïvîlta cattolica Tient d'avancer la solution de ce problème en publiant le fac'simile de trois ou quatre manuscrits importants où l'on lit : Quemadmodum etiam. (V. le n®- de février 1870).
2. La Monarchie pontificale y p. 22^. Labbe, XIII, col. 515. — Les mots qui suivent, et que nous tenons singulièrement à transcrire ici pour plus d'exactitude, nous paraissent d'ailleurs donner encore plus de force à la Définition : c Quemadmodum etiam in gestis
cumenicorum Conciliorum et in sacrisCanonibus « conïinèt^î\>^J9fè^«tre clause sauvegarde les droits
des Patriarches.
nous contentent absolUfOient : a Romanus Pontifex omnium christianorum Pater eue DOCTOR exista. Nous les saluons, nous les aimons, nous nous y tenons.
Si nous approuvons les débats légitimes qui s'élèvent autour des Textes sacrés, nous ' n'entendons pas cependant que des catholiques puissent aller jusqu'à discuter Tœcuméniciié de tel ou tel Concile qui a été convoqué, présidé ou approuvé par le Souverain Pontife.* Or, c'est ce qu'on n'a pas craint de faire pour le Concile de Florence : « Ce Concile a été ultramontain ; donc, il faut le rayer de la liste des Conciles généraux. T» Et l'on s'est mis à calculer le nombre des prélats qui y ont assisté, et l'on a jeté des nombres dans la balance, et l'on a regardé de quel côté le plateau pouvait pencher. Tout cela à propos d'une assemblée que les Papes ont proclamée œcuménique ! !
De l'aveu de tous les catholiques, le Pape est la Tête, le Chef, Caput^ de l'Eglise universelle, et les autres Eglises ne sont que les membres. Or, sans la tête, pas de vie ;
mais la décapitation, mais Timmobilîté, mais la mort.
Seront donc œcuméniques les seules Assises de l'Eglise, où la tête sera unie aux membres, c'est-à-dire où les évêques agiront d'accord avec le Pape.
Voilà pourquoi certaines sessions des conciles de Bàle et de Constance ne sont pas œcuméniques : c'est que Pierre ne les a pas approuvées, ou que Pierre n'y était pas.
Sans Pierre, sans le Pape, pas cTœcumcnicité possible. Ce qui revient à dire : « Sans la tête, pas de mouvement, pas de vitalité possible dans les membres. » Et toutes ces choses, après tout, ne sont affaire que de simple bon sens.
Dom Guéranger a prouvé, textes en main, que deux Conciles généraux au moins (le 2® et le 5*), ne sont devenus oecuméniques QUE PAR LE CONSENTEMENT DU
PAPE*. Le célèbre concile sixième, où fut condamné Honorius, n'a pas été confirmé moins solennellement par Léoii II : « Nous