IV. GONCLIJSION
C*est par la question d'Honorius que nous voulons finir ces études, ou nous avons été principalement guidé par l'excellent livre de' Dom Guéranger, la Monarchie pontificale. Quelques-uns trouveront peut-être que ce n'était pas Taffaire d'un laïque. Car, on a, dans ces derniers temps, jeté bien des reproches à là presse catholique; et l'on s'est plaint vivement de « l'invasion des laïques dans le sanctuaire. » Les laïques ne réclament d'autre droit, au sein de l'Eglise, . que celui de défendre la Vérité. Aucun Décret des papes, aucun Canon des conciles ne les a dépouillés de ce privilège : ils continueront d'en faire usage avec la grâce de Dieu et le consentement de l'Eglise, et se croiront payés de leurs peines si leurs travaux contribuent à produire parmi nous un peu de cet apaisement et de cette concorde qui
Dira-t-on de Dieu qu'il est despotique., parce qu'il est un? Accusera- t-on le soleil d'être trop personnel parce qu'il n'y a qu'un soleil ? Et parce qu'il n'y a qu'un pape infaillible, en conclura-t-on qu'il est ou sera absolutiste? Non, non : rejetons loin de nous ces petites idées, ces idées étroites. Saluons dans le Pape le « Constatateur infaillible
DE LA TRADITION AIT SEIN DE l'ÉGLISE » ;
saluons en lui le Veilleur immense, vigil immensus^ qui veille à la conservation de la Vérité dans le monde.
Saint François de Sales disait , avec son élévation ordinaire : « Il nous faut un confirmateur permanent et infaillible. »
U nous faut ce cenfirmateur, parce que nous sommes faibles, errants et petits. L'Infaillibilité n'est après tout qu'une forme de la Charité. C'est la grande Aumône, c'est le grand Don que Dieu fait à l'intelligence humaine !