La Monarchie pontificale y page
mîers siècles? Non.
Renferment -elles une condamnation, un anatlième contre tous ceux qui suivraient à l'avenir l'opiDion contraire? Non- Cette opinion contraire y est-elle nettement qualifiée d'hérélique?Non.
Engagent-elles explicitement la foi de tous les fidèles? Non.
Ont-elles été promulguées? Non.
Ont- elles été rendues en concile ou en synode, comme les Constituta des Papes à cette époque? Ont-elles cette note de l'InfaillibilitéPNon*.
Donc, ce ne sont pas des décrets œcuméniques, des décrets ex cathedra. Et ne nous alléguez pas le nom de litterœ dogmaticœ qui leur a été donné : ce nom n'est pas un argument qui puisse un instant valoir contre les précédents. Il faudrait, en effet, démontrer scientifiquement que toutes les litterœ dogmaticœ sont des « Décisions ayant tous les caractères de l'infaillibilité. » C'est ce qu'on ne fera pas. Et d'ailleurs tous ces caractères manquent aux lettres d'Honorius.
« Mais le Concile, en condamnant un Pape, a attesté au monde entier sa supériorité sur le Souverain Pontife. » Cela serait vrai, si le Concile avait condamné une
1. On a fait remarquer que ces lettres n'ont eu aucun retentissement pendant un certain nombre d'années après la mort d'Honorius. En aurait-il été ainsi, si ces lettres avaient été véritablement des Constitutions œcuméniques?
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bli : examînons-nous avec terreur, et essayoDS de défendre l'Eglise sans trop de ménagements comme sans trop de pas-
sion !