INTRODUCTION
Cf volume ne lenrormc qu'une pnilie de?; mémoires de M. Fuslel (le Coulanges ([u'il reslaii à léimpiimei". Beaucoup le regrelteion t . Mais la famille de M. Fustel de Coulanges a regardé comme son devoir de faire ce (|ui' lui-même aurait fait, (If choisir parmi ces travaux : elle s'est laissé guider inniiipar les désirs du public que par les scrupules de l'auteur.
On a écarté les articles <jui étaient trop courts ou n'étaient ([ue de simples analyses. On a cru devoir renoncer à tous ceux qui avaient l'allure d'une polémi(|ue trop pei*sonnelle. Il nous a fallu sacrifier, non sans un vif regret, les beaux travaux sui' l'Onjunisalion de la justice' et sur l'Année romaine'. Mai> .^^ Fustel de Coulanges désirait ipi'on ne les publiât pas à nouveau : il avait exprimé à cet égard une volonté formelle, el nous n'avions qu'à nous y conformer. On a laissé enfin de côté les discours, les articles de journaux quotidiens, les études d'enseignement, qui n'avaient point leur place dans un livre de recherches historiques".
On comprendra également que nous n'ayons pas réimprimé les articles donné.x au Dictionnnire des Antiquités ijreajucs et
1 . L'Orgunisdlion de la justice dans t'nntiquiU el les temps modernes, d.ins 1.1 Revue des Deux Mondes de 1871, numéros des 15 février, 15 mars. 1" août. I" octobre.
ti. Les Institutions militaires de la République romaine, ilins la Reçue des Deux Mondes du |."> nnvcmbro 1870.
3. Nous en avons donné ailleurs la nomenclalure, tourelles Recherches sur quelques problèmes d'histoire, p. \i et suiv. de la proface.
VI I>TI;()IiUCTION.
romai)ics, non plus (jue lii thèse hilinc sur le Culte de Vculii, qui est passée à peu près enlièie dans la Cité antique. Voici la liste des mémoires dont se compose ce volume.
I. De la manière d'écrire l'histoire en France et en Allemagne depuis cinquante ans. — Ce tiavail a paru le 1" septeml)re 187*2 dans la Revue des Deux Mondes. — 11 trouvait sa place naturelle au début de ce volume. 11 est comme la préface de toute l'œuvre historique de M. Fustel de Coulanges. C'est là qu'il résume avec une rare éloquence les idées pour lesquelles il a comballu durant sa vie entière : « (Nous voudrions) que l'histoire restât une science pure et absolument désintéressée. Nous voudrions la voii' planer dans cette région sereine où il n'y a ni passions, ni rancunes, ni désirs de vengeance. Nous lui demandons ce charme d'impartialité
qui est la chasteté de l'histoire (Elle ne doit) connaître
ni les haines de parti, ni les haines de race'. »
— Publié en avril 1889 Annah Revue des Questions historiques, ce travail est le dernier que M. Fustel de Coulanges ait l'ail paraître lui-même. 11 l'a écrit dans les derniers mois de sa maladie, sans que rien y décèle un instant de fatigue : jamais sa phrase n'a été plus précise, sa pensée plus nette, sa discussion plus vive. Ce mémoire a eu en France et à l'étranger un long retentissement : on vient de le traduire en Angleterre'.
— Pour avoir toute la pensée de l'historien sur cette question des origines de la propriété qui l'a passionné pendant quinze ans, il faut rapprocher ce mémoire des longues et substantielles études qu'il a données sur la propriété chez les Crées et chez