l'olïbo, XX\I, i
17'i QUESTIONS IIISTUIUQUES.
Lo jinrli de riiuli-pciuliiiice écrasé par l'aiiilutioii de Rome, écrasé par la haine de ses concitoyens, paraît avoir eu la pensée de chercher un appui à l'élranficr. Pendant les querelles des successeurs d'Alexandre, les rois d"Ejiyple avaient soulcnu la liberté des villes grecques contre la Macédoine. C'élail à eux qu'Aratus cncdre availdù de j)ouv(iir l'ormer laligue achéenne. Philopémen, l.ycorlas et l'olybe, sentant leur i'aihiesse et la nécessité d'un appui étranger, eurent toujours les yeux tournés vers l'Egypte et essayèrent à plusieurs reprises de renouer raiili(|ue alliance qui l'unissait à l'Acliaïe. Il tant bien i|ue celte alliance fût ou dût devenir une sorte de conspiration contre Rome, puisque ce sont toujours les amis de l'indépendance qui la recherchent, et les partisans de Rome, Aristène, Diophane et Callicrate. qui y mettent obstacle'. Mais que pouvait faire le tiers parti avec l'Egypte, contre deux partis ex- Ircmes soutenus par la Macédoine et par Rome? Quel appui l'Egypte pouvait-elle prêter aux Grecs'? C'était elle qui avait besoin de leurs secours. Un jour elle demanda à la ligue mille soldats, et fit entendre que, dans le danger qui la pressait, c'était pour elle une question de vie ou de mort".
Si la Grèce devait souhaiter d'échapper à la domination des Romains, sa dernière ressource était dans la Macédoine. Philippe, qui pendant vingt ans se fit lire deux fois par jour son traité avec les Romains, n'avait jamais renoncé à combattre Rome, et vers la lin de son règne il préparait la guerre. Ce qui l'arrêta, ce fut l'autorité que prit alors sur les Macédoniens un de ses fils, Démétrius, l'élève et l'instrument de Runie; jiar lui le sénat surveilla et enchaîna Philippe. Les mêmes divisions qui partageaient les cités libres agitaient les cours des rois, et Rome avait partout des amis. Mais le parti national et macédonien poussa au trône Persée et arracha à Philippe le supplice de Démétrius. Rome ne se tint pas pour battue; elle entoura, elle capta la vieillesse chagrine de Philippe ; elle l'habitua à la pensée de déshériter le seul fils qui lui restât et de lui substituer un certain Antigone, que l'on trouva l'urt à pro-