‹ Questions historiquesChapitre 103 sur 258 · Tite-Llvo, \X\I\. ôl · texte numérisé non relu

Tite-Llvo, \X\I\. ôl

l'OLYHK 01 LA (.RECE CONQLISE l'AK LES ROMAINS. 171

Par coiilro, le parti modéré, clieiTliaiil à tenir la lialance égale entre les extrêmes, soutint queliiuelois la démocratie. On vit un jour Pliilopémeii prendre les armes pour défendre le peu|de de Sparte contre le stratège r)io|iliane'. L'aristocratie se vengea en faisant assassiner i'hilopémen'.

Menacée ainsi par la démocratie naissante, elle se touinait vers Rome ((u'elle avait choisie pour chef; à charpie échec elle se l'approchait d'elle davantage. Kome, en acceptant riiégémonie du j)arli arislocratitpie, s'était engagée à réprimer partout le peuple ; si le peuple faisait des progrès, on s'en prenait à Rome, on l'accusait de mollesse.

Le procès entre l'Achaïe et Sparte étant encore pendant, la ligue avait envoyé des amliassadeiirs au si'iial pour soutenir ses intérêts. Callicrate était I nu d'eux. An lieu de (i(''l'endre ses concitoyens, il Ht une leçon au sénat sur sa puissance, sur ses droits, sur ses devoirs; il le gourmanda sur sa modération; les Romains, disait-il. n'exigeaient pas assez de la (irèce ; c'était leur faute si elle ne leur obéissait pas. Il y avait dans chaque ville un parti (|ui ne voulait pas qu'aucune lui lui mise en balance avec les di-sirs de Rome, .\fais le sénat ne reni|)lissait pas son devoir envers les peuples; car il ne soutenait pas ses partisans; il les laissait en Lutte à la haine et au mépris de leurs concitoyens et permettait que ses adversaires pussent s'élever aux magistratures. «Que Rome donc change de politique, et que par un signe de sa vidonlé elle inspire aux peuples la teneur'.» Le sénat ne dissimula pas sa satisfaction, et traita Callicrate avec un honneur particulier.

Il suivit aussi ses conseils. Comment résister à des hommes qui demandent à obéir? Il soutint ouvertement ses partisans; il abaissa ses ennemis; il parladu ton d'un maître. 11 ne craignit plus de révéler ses prétentions, el rejeta tous ces ménagements et ces palliatifs qui gênent toujours quelque peu l'exercice de la puissance.

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