‹ Questions historiquesChapitre 110 sur 258 · Pnlvl).-. X\N · texte numérisé non relu

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•2. Idem, XXX, in.

devait arriver par celle mesure, ou liien (jue l'aristocratie, devenue maîtresse absolue, saurait domiuer pour toujours la démocratie, ou bien que, si elle en élaiL incapable, n'y ayant plus que deux partis, la lutte éclaterait hieiilôl, et donnerait à Rome l'occasion de frapper un nouveau coup.

Deux commissaires romains furent donc envoyés en Achaïe. Introduits dans le sénat de la lifjue, ils déclarèrent que plusieurs avaient été favorables à Persée, et enjoignirent à l'assemblée de prononcer contre eux une sentence de mort. Ils refusaient de les désigner, et ne devaient dire leurs noms qu'après avoir obtenu leur condamnation. L'assemblée protesta unanimement qu'un tel procédé était contraire à toute justice, et refusa de voter avant de savoir les noms des suspects. L'un des commissaires, poussé à bout, osa dire que tous ceux qui avaient été stratèges étaient compris dans son accusation ; car tous avaient eu au fond du cœur des sentiments favorables aux Macédoniens et à Persée. C'était Callicrale qui lui avait dicté cette parole. Arclion se leva alors, et noblement indigné : i< J'ai été stratège, dit-il, et je n'ai à me reprocher aucune faute envers les Romains, aucune amitié pour Persée. » C'était lui en effet qui avait déterminé la confédération à se déclarer pour les Romains. « Je me fais fort, ajoula-t-il, de justilier mes intentions, soit devant l'assemblée des Achéens, soit devant le sénat de Rome. » Le Romain saisit promptement l'occasion qui s'offrait; il ne demandait pas autre chose. Il arrêta que tous les suspects seraient transportés à Rome pour y être jugés; puis Callicrale lut sa liste : elle contenait plus de mille noms, et Polybe était du nombre. Ces exilés, ces otages, ces prisonniers, que l'on enferma dans les municipes d'Etrurie, ne furent jamais jugés à Rome'.

Polybe, qui affecte un si grand mépris pour Persée, lui fait pourtant cet honneur de croire que ce fut sa chute qui assura à Rome la domination universelle'. Il considère la Grèce comme désormais soumise, et ne tient nul compte de qucbjues efforts qui ont suivi. Ainsi des trois partis qui divisaient la Crèce, l'un

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