CHAPITRE
Les ruines de lantiquité et du moyen âge '. I. I..\ VILLE ANCIENNE.
Je ne «^ais ce nui a pu donner in-étexte à une opinion que i'ai trouvée universellerae.ll répandue dans l'île : on croit que la capitale ancienne était située sur le rivage occidental >ous ^'errons à Chic plusieurs exemples des erreurs auxquelles on s'exposerait en suivant les traditions locales. Depuis les temps
, , i,c iv.vniiv i-lti<s (lan« lo cours de ce mémoire, il faut con-
J;rïS;::^iÏn;':r ^.Sni-^de Ctuo : Poppo. Be,.,. .ur Ku.,e tTlnel aios und ihrer Geschichic, 18-J-2, Francfort ;Coraï. \.^,; Apy.a..o.or.«; de, insel ^'['>' ^ jg^y p,ri,) ; Whittc, De rébus Chwrum publics,
l?^ ' , o^r n,'riin Prcsflue en même temps que ce mémoire, paraissait une assez f'""' tt' drConze'ur 1 antiquités de Hle, Plùlologus, t. XIV, 1859 p. 155 .trDlÏneaéé souvent'visitée et explorée ; voir Teslevuide et Krumlial:r^S surtout mentionner les découvertes épigrapliu.ues et a,.heolog.q„es *-,',:. i|.,„-.„i,llier Bulletin de concspomlaiice hellénique, t. 111. 18/9,
^"' Wifs X^ Sh MÎler. MmeiliLien des haisei-l.cli deutsC.en InsUpar Sonnas, f'~' ^y, ,ssS: les travaux gi-ecs de Paspatis. To ■/.•.axov
tuts (Atlienes t. III, 8^8, j "^^'^^^ -^ ^- 7,,,,,,, ^ans f 'Evr,;..?:'; de
ï^^tMoJ^r^l'SS^Sie deSm^rne, ,875-18:6. de KaneUaUUans Ib89,du-U0 , constantinople, et. de ce dernier, se> \ia«
':: rX Vvi^^-aiimonakis,X^o;^vL;sv.^^xf ^..^ 1882,Erlangen ;V V '^nctmAtl Dans la Choniquc de la Revue des Éludes greeques, M. Uaus- ^'''7r"!Tsfch,Zique d-Orient, M. Reinach. tiennent le public tançais au souUiei, dans ^" V"' J'phiote M Zolotas prépare une histoire de thio, suivie courant de 1 archéologie ch.ote »^^ ' ' /^j;^ ^,^, j^,,.,„,, „„ eenire très
du Corpus ^CTh;q-i ' ; ; - i :X^, ehefs et des élèves du gymnase actif d -P'--^^ '°;;,^^;;ï'r,o;„: ,on directeur actuel. Si fou veut se rendre g-^--;'/" C£^^rc^.^vV^cl.éoyo^^ et l'histoire de Chio, et de Pin- S;:":cSV.e par M. ^f^l^lL^l^^^^^'^^^
îr^rïst^:"^: S5:.;;::S^:r[s88-i88o. ^8S9-.8oo.ï
MÉMUllii; SI i; LII.K liK ClllU. 225
liisloi'iiiiu's, la capilale ilc l'île a Imijouis élr sur le rivage iiiiciilal. CM laci" il'IJ vtiiivc-. l'ausiiiia^ l'apporle un l'ail (lui tloil (Mrc I'diI ancien, et prohalilciucnl anlciiciir à l'clahlissemcnt (les Ioniens dans l'Ile, l'arlaiit ilc l'antique statue d'IIci-culel'licnicicn qu'il a vue à Krytlirces, il raconte (ju'au moment où les Ilots ([ui l'avaient miraculeusemenl amenée de Tyr la poussaient dans le canal qui sc'qiarc l'ile du conliiieiil, clic lut aperçue à la fois des Cliiotes i-t des lii ytliréens; comme elle vôfruait à une distance éjrale des deux villes, toutes les deux s'en disputèrent la possession. Mettez la ville de Cliio sur l'autre rivafre, et ce récit n'a plus de vraisemblance'.
J'ajoute qu'elle devait être située vers Ir milieu de la côte orientale, c'est-à-dire à |ieu près au même endroil qu'(iccu|)e la ville actuelle. Sirahon la place en ellVl dan-- la partie la plus étroite de l'ile: il l'ait reniar(pier (pic de la \illc au pml Laïus, qui se trouve sui' l'autre rivapc, l'île l'oruK^ un i^ilune de 60 stades, tandis que la distance par mer de l'un à l'autre point, pour un navigateur qui longe les côtes du calé du midi, est de 360 stades. Or, si l'on clierclie dans l'île deux points qui. par terre et à vol d'oiseau, soient éloignés de t)0 stades, et de 56(1 par mer, ou ne trouvera que le pori di' Litiii et la ville aciuelle. Ces deux mesures sont exactes pour ces deux points, et ne le sont pour aucun autre. Klles détermincul de la laton la jilus |irécise l'emplacement de l'ancienne ville, et, en même temps, celui ilu poil (pie Sirahon appelle;
Stralion aj()ule(pren parlant de la ville et eu se dirigeant au midi, le ju'emier ca|i (piOii rencontre est le cap Posidium. Kn un autre endroit, parlant du piomonloire Argennon, dans la |)res(prîle d'Kryllirées, il écrit (pi'il est situé en face du Posidium et à une distance de tilt stades. I,a po^iiion du cap Argennon est fixée dans Strabon par celle du ukhiI Corycus et de l'île llalliiiinèse; c'est celui (pie i|iiel({ues géographes modernes appellent cap Plane, un j)eu au-dessous de Tschesmé. Or, en face de lui, dans l'île, s'avance le ca|) Sainte-Hélène,
t. I':iiisania$. Vil, .°i.
'1. Slnlwn, tiv. XtV, [). Gij de l'(Jdition Casaubon.
2,g QUESTIONS HISTORIQUES.
"ni n'en esl éloigné que de lf> kilomètres (60 stades) et qui précisément i: premier qu on renconu-e au muh de la u^^^^^^^ Toutes ces positions se déterminent réciproquement ;qu on rlTXJe en un tout autre endroit, on pourra L.en donner "nom cle Pos-idium au premier cap que l'on U-ouvera au mu h L" ce cap ne se trouvera plus en face et à 60 stades de 1 Ai-
Tnfin il est naturel que la capitale ait toujours été sUuée an m^;. de la plus belle plame de Vile. On ne peut pas la LTe plus knn que Pacha-Yrysis au nor , que le cap ^; e H lène au midi. Je ne vois dans Tile aucun au re endroU ui soit digne d'être remplacement d'une grande .11 Tune époque où les villes redoutaient le voismage de 1 Jr Tdes'p'ates, Chio a pu être située sur les colhnes qu ^Svtt à Lis quarts de lieue du rivage et qm forment le. de n s pentes des monts Provatia. Mais de bonne heure -- ef ratt.it du. mme.e.«r^
:Ï;::i::::^^--e;:L;lt que les flots en ba.
'"vllZtL de l'acropole ne nous est mduiue par aucun L emplacement a maîtresse du canal -lui
sont pas toujours sur des hautem-. ^^^^^^^^
1 T ville ancienne n'a laisse d elle, au niMau a , ™Je une. Vous ne trouvez ni un ,e„M.le. n, nn ,hea . giandt, luini beaucoup de Mlles
„i une colonne .lu, » '^"^ ^„, „,„ ,& sn,-
grecques. 1. posU.on, " '*«; '^ ,„b.i„„ ,„,„re, enlonre ,e sol-, "»«,«"«■" ». ;1' S « ,„1, à Cluo. La raison r::;e'Sr-:a:™li:aunro,.n.,e,r*an..e.,.
^odernl, e. <,ue. '^P"^;''-':;; :;;Zs .-v^rerr^lnes: toujours é,é nue grande v,l U s U^ ^^^ ^^ ^^^^
car ces monuments dont on niei