‹ Questions historiquesChapitre 147 sur 258 · Isidore de Séville, XIV, fi · texte numérisé non relu

Isidore de Séville, XIV, fi

MÉMOIRE srii i;n.i: hk ciiio. sw

los Orii'nlniix ifmil jamais a|>|ieli' celle île aulieinenl (|ue l'ile (lu masiie'. (|u'api-os les Aral ie> le^ Turcs la (l('>iL:ncnl encore aillai, el i|ii'il est iraillems bien naturel nue loules ces îles aieul reçu lcur> noms des l'hénk'ieus, premiers navigateurs el premiers conimercaiits'.

l,e niHii (le (ihid e-l (leuc iirieiiial ; la lacc i{ui l'iiccuiia la première parait orientale aussi, el u'e-l peul-èlre pas sans rapports avec les l'iiéniciens.

Déjà au temps de cette race d'iionimes el sau'- allcndre l'arrivée des Hellènes, Chio recul (pielipie cixili-alldn. I.a lumière lui vint de Crète. La tradition qui personniliait dans le nom du premier Minos une sorte de civilisation caiienne"', ajoutait qu'un petit-lils du héros, nommé (Kno|iion, avait réuné à Cliio'. Celle conquête ne transl'iuina pas la race : le> Cr(''lois étaient les frères des anciens habitants'^; ils l'uicnl accueillis volontairemeni, el, comme dit l)io(lore\ à cause de leur justice. I.a d(iminali(Mi liieul'aisanle (pi'ils élendirenl dans loules ces c(iulr('es n'y laissa d'autre sou\euir ipie celui de-^ nier^ purgées des pirates, du commerce i-eudu |Hi--vili|c, di's \illcscutiu lial)ital)lcs, des lois a[)portées aux liomiues el des arts euxmêmes cultivés. Chio ne se souvint aussi plus lard de son cher Cretois que pour rappeler deux de ses hienlaits, rexleiininatioii des monstres" el l'inlroduclinu de la cullure de la \iune", ces deux emblèmes par lesquels les anciens (h'si^naienl les débuts de toute civilisation.

Vers le xii" sit-cle avant notre ère, (!hiii ncul des ((dons d(> race helb'niipie. Mai> il ne faul jias croire (|ue la populalmu lui euliéicmcnt reuiunelé'c, que raucieilue race pi'ril. qu un miu-

1. IHIiliûtlicquc OricnUilc do. il'lli'i'lx'lot, :ius luuls Miisliclii cl SaUs. Aujuiird'iiui, les Turcs apiicllciit l'ile SnUs-Adassi, « l'ilf ilii iiiaslic ».

2. (In sait c|iie les anciens confondaient les l'Iiéniciens parmi !i's |hmi|i1i's de l:i

Sviie. — Ikicharl [Gcoiiraphin sacra, liv. I, c. 9] croit i|nc le ninn ilu it l'éli-

nœum dérive aussi du phénicien.

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