l'iine, Hiiloire naturelle, XII
G. Ibidem, XVIII, 7 (17), 7«.
Idiilc la (iiJ'ce. Les Chiotos cxccllaicnl dans la rahiicalidii îles lits (le lu\r cl (les coupes ciselées, cl les ouvrages de ces habiles artisans étaient jugés dignes de figurer parmi les (iflrariilcs du Partliénon'.
C'était trop peu pour alimenter le commerce des Chiotes; ils Irouvèrent moyen de s'enrichir encore avec l'agriculture et l'industrie des autres peuples.
Il faut remarquer l'admirable position de leur île. Elle est ])lacée à la jonction des deux grandes voies commerciales de l'anliquilé, eulre l'Asie et la Grèce, entre l'Egypte et le Pont- Euxin. La grande loutedc l'Asie centrale a de tout tempsabouti enlace de Chio. soit à Ejihèse, soit à Smyrne. « (l'était, dil Hérodote', une route sûre, fréquentée, garnie d'hôtelleries à chaque station. » « Tous ceux qui voyagent en Orient, dil Strabon", suivent la roule (pii part d'Ephèse et qui, traversant la l'hrygie, laCappadoce. laSophène, se prolonge en ligne droite jusqu'à l'Inde. » Celte route de commerce a enrichi successivement tous les peuples qui en ont possédé les issues; après les Phéniciens, les Grecs; après ceux-ci, les Vénitiens et les Génois. Les Chiotes allaient chercher à Ephèse les denrées de l'Asie intérieure et de l'Inde et les transportaient à Uélos; là était le marché commun en même temps que le centre religieux de la Grèce; c'était l'enlri'pôl général où s'a|q)rovisionnaienl les lies et le lilloral de la mer Egée*. Les Chioles allaient quelquefois plus loin, et faisaient passer leuis marchandises en Italie, à Marseille ou en Espagne. Jamais le commerce des Grecs n'a dépassé les colonnes d'Hercule; mais dans la partie occidentale de la Méditerranée les marchands de Chio rencontraient ceux de Cartilage et, en échange des denrées de l'Asie, recevaient d'eux l'étain et l'ambre du Nord, l'ivoire et les esclaves de l'Afrique occidentale ^
En outre, Chio est une station natuicUe pour les bâtiments
1. On les li'oiive elles dans les Catalogues de l'Acroiiole. Voir, en outre, Athénée, \1, p. 72, et I, p. 2S, édit. Schweighaouscr.