CHAPITRE IV
Commerce de Cbio dans l'antiquité.
Celle populalinii, tiiii aurait vli' cnininerçante partout, so trouva précisémcnl daus une île où il fallait de toute nécessite qu'elle le fût. I.e sol de Chio, nous l'avons vu, produit le superllu et manque du nécessaire, il i'allait exporter l'un pour avoir l'autre. Ce fut là le premier commerce; le génie des Chiotes y ajouta ensuite le courtage.
Le vin de Chio, et en particulier celui que fournissait le caulon d'Arvisia, était un des |)lus estimés des vins grecs. On pourrail, en réunissant les citations de nombreux auteurs, prouver qu'il fui en faveur depuis le temps d'Aristophane jusqu'à celui d'Athénée'. Au temps de Socrate, il se vendait à Athènes une mine l'amphore, c'est-à-dire le |)rix tle trente hectidilrcs de l)lé'. Les ligues de Chio étaient recherchées des llomains". Il fallait aussi que l'on fabriquât et qu'on exportât beaucoup d'huile, pour ([ue le philosophe Thaïes pùl. en accaparant les pre>;s()irs de l'île, faire élever le prix de cette denrée dans toute rionie'. Kniîn, le mastic de Chio n'avait pas de rival : au temps où Pline écrivait, il se vendait à Rome vingt deniers, ou environ quinze francs la livre'.
Chio ajoutait encore à ces ressources par son industrie; la première elle sul faire l'amidon, et fut toujours en possession de fournir le plus estimé". Ses poteries se répandaient dans
1. Aiislopimnfl. Ecclesiazusx, v. 115'.». Virgile, Églogucs, V. v. 71. Slrahon, \IV, p. (liî). Piinr, Histoire naliirette, \IV. 7 (!•), 75. .ithùnée, liv. I. p. 52.