Idem, Vlll, 101 el lÛli
\. iJiodore, XIII, 6.j.
292 Ol'ESTlONS IlISTMIiinlKS.
En iO'J, l'ilf l'ut rciuhic à Sparli- el à l'olig;ircliii', et une garnison lacédénionicnne occupa l'aciopole. En 408, Cliio ionrnissail des vaisseaux à Lysandre' ; rminée d'après, l'espoir des pai'lisans d'Athènes tombait par la juise de Delpliinium. En 406, Cliio recrut dans son port la flotte d'Etéonieus, fui mise à contrihulion parses propres alliés, et s'estima heureuse d'échapper au pillaiie'. Enfin, en 405, la flotte de Cliio prit part à la ha lai Ile d'.Egos-Potamos et dut conlrihuer fortement à la victoire, puisque, parmi les statues des vainqueurs de cette journée, dont Lysandre entoura la sienne à Delphes, Pausanias vit celles de trois Chiotes^.
Plutaripie raconte' qu'Alcihiade ayant entiainé ceux (I(> Palras dans l'alliance d'Athènes, « Prenez sarde, leur dit quehju'un, les Athéniens vous avaleront un beau jour ». — « Cela peut bien être, répliqua Aleibiade; mais, du moins, ce sera par petits morceaux et en commençant par les pieds, au lieu que les Lacédéraoniens commenceraient par la tète et ne feraient de vous qu'une bouchée. » Athènes n'avait" demandé à Chio qu'une alliance docile; Sparte, dès le premier jour de son triom[)he, se posa en maîtresse absolue et impérieuse. Ceux qui l'avaient aidée à vaincre ne furent pas traités autrement que les vaincus ; elle sembla regretter d'avoir eu des alliés^
Chio reçut son gouvernement dès mains de Lysandre^ mais l'abaissement du |iarti populaire ne rendit pas le pouvoir à l'aristocratie. Lvsandre avait organisé une société ou hétérie, dont les membres étaient entièrement dévoués à Sparte. Cette hétérie, semblable aux héléries (jui s'établirent alors dans presque toutes les villes, avait le double avantage d'un corps parfaitement constitué qui veut maintenir l'ordre établi, et d'une société secrète ipii lire son prestige de l'ignorance où