I. Thucydide, \01, â\, 58. Tliéopompe, Fragmenta, 'J
'2. Pliitarque, Apophihcijmala laconka, «lit. Didot. t. I, p. 299.
5. Athènes fit alors favcii du cas qu'elle faisait de falliance de Chio. A la uoii-
MKMOIUE Srn L'ILE UK (llln. tl'.il
lîl [)ani (lovant Cliio. Ils n'avaicnl pa- l'ail le -irui' lic la ville, ce qui lionne à eroiie qu'on avait |iii la ibrtilîcr; mais ils avaient lait par iiiei- tout le tour de l'ile, ravageant les côtes, (lél)ar(|uaut là où ils trouvaient des [daines ou de rielies bourgs, à (lardaniyle, à Volisso, à Plianic, à Levconiou', liallant le< Cliiotes |)ai'toul.et Taisant insurger les villages contre la l'aclidn ai'i>tiicratii|ue de la ville. F.niin, il> |iiiii'nl [misiIkiii ;i l)rl|iliininni, d'i-ù \\> dominaieni pai' mer reiihir ilu canal cl par terre la vallée de Cliio.
La vallée était hloquée, le port fermé par une llotle alliénienne, le parti démocratique surexcité. Les esclaves, appelés à la révolte, (îésertaient en foule'.
L'aristocratie, qui soulevait tant de haines, se maintint pouitanl deux années. (Juel(|ues légers succès, obtenus sur la llotle alliénienne, et surtout le départ de celte Hotte, appelée dans l'ilellesponl, lui laissèrent le champ lilire. Hu il 1, elle avait encore le pouvoir, puisque nous vovons une jlnlle |)('|(jponésienne accueillie et soudovée''.
Les historiens perdent Chio de vue pemlanl l'année ilO. Cette année dut être signalée par une révolulimi di'inocratique; car, l'année suivante, il fallut que les Spartiates prissent de nouveau |tossession de l'île, que Cralésip|)idas ramenât des exilés, et que, [lar représailles, il exilât six cents citovens*. Le parti |)opulaire avait donc obtenu nu triomphe passager, sous la |iroteclion des Athéniens, toujours présents à Delphinium.
voile (le la défection, elle se liâta d'abroger la lui r|ui défendait de toucher à la réserve de 1000 talents. « L'anleur était extrême, dit Tliuiydide (VIII, 13), et l'on ne caliiil.iil rien pour reprendre Cliio. » Akiliiaile avait l)ien senti le coup <|n'il |Hirtait ,'i sa patiie, puiscpi'il avait osé eomproMictlic toute; la (lollc pélopoMé>ienne Idnipiée près de Corintlie, pour courir à Cliin. 11 avait pidniis à Sparte (|ue les forces seules de cette ile sul'finiient à lui donner reni|iire de la mer (voir Isocnite. Panégyrique, § .")!>). Et en effet, les Cliiotes ninulrèrent autant d'ardeur et d'énergie, une fois la guerre engagée, qu'ils avaient d'ahonl iiiunlié dicirconspection à l'enlreprcndre. Leur flotte, se passant même de la flolle péloponésii'nne, alla scuilever les villes de la cote et l'ilc de Lesbos. Voir Tliucvdide, Vlll. 17; Isiicr.de, De pace, 97 : \'.<ov ~poOj;i'JT«T« -âvTOjv Toiv C'j|jijiii/ w/ -iTt vajT'./.iri
'l. TIlUCMlide. Vlll. -Ji.
'.'. Id.'ui, Vlll, 10.