Illodoiv. \IV. 81: XV
7. X<ini)|>hijn, Helléniques, V. I. Diodoio, \IV. 110. D(;moslli;'no, />oHC /e* Tî/iodiens, '29.
294 QUESTIONS IIISTORIQrES.
et les suprématies que le temps avait établies eiiti<' les villes, cauça autant do désordre dans la Grèce que pourrait en causer dans une société le brusque nivellement des fortunes. A la faveur de ce trouble, Sparte ressiisit l'empire, aucjuel elle semblait renoncer, et Chio redevint sujette au moment où sa liberté lui semblait rendue'.
Elle attendit la guerre thébaine et les armements d'Athènes pour échapper à cet empire. En 577, les insulaires tirent un nouvel essai du système fédératif et s'unirent entre eux et avec Athènes aux mêmes conditions qu'au temps d'Aristide". La confédération, qui comprit jusqu'à soixante-dix États, arracha enlin à Sparte la reconnaissance de la liberté des villes et le rappel des harmostes.
Pendant le peu de temps qu'Épaminondas eut cent trirèmes dans la mer Égée% Chio fut sous l'empire de Thèbes. Quand Thèbes tomba, Athènes la vit revenir à son alliance.
La guerre sociale, qui suivit, coïncide avec un fait qui l'explique. Il régnait alors à Halicarnasse une famille de dynastes qui s'était peu à peu agrandie; Mausole avait fini par réunir toute la Carie et quelques îles adjacentes. En 5G'2, il s'était trouvé assez puissant pour armer cent trirèmes, assez riche pour fournil- un subside à Lacédémone*. Une puissance nou-^ velle s'élant ainsi élevée dans la mer Egée, Chio n'échappa pas à son influence. L'histoire de Mausole, ses progrès dans les îles, sa politique à l'égard de la Grèce, sont enveloppés d'obscurité. Nous savons seulement que, vers 559, il intrigua dans Rhodes, et, en s'appuyant sur l'oliffarchie, enleva aux Uhodiens leur liberté"; qu'à la même époque l'oligarchie triompiia également à Chio, et que son triomphe eut peut-être la même cause et les mêmes effets''; qu'en 55S Chio, Rhodes, Cos et le roi de Carie furent intimement unis contre Athènes', et qu'enfin, en