‹ Questions historiquesChapitre 185 sur 258 · Diodore, X\I · texte numérisé non relu

Diodore, X\I

MÉ5I0IRK SIR LIl.E PI' CIIIO. 205

."io. toutes ces îles appartenaient au successeur de Mausole'.

Après la clinte rapide du royaume de l'.arie, Cdiio se trouva à la merci d'Athènes. Vi'is ,"11, irs Alhéiiiens élaienl maîtres de la mer et tellement redoutés, que Cliio, pour donner (|iiil- (pie sécurité à ses marchand-, ii'avail d'aulre ressource (pie de corrompre à prix d'arjzent les amiranx et les Iriérartpies atlu'nieus'; c'était, sous une nouvelle l'orme, un lourd trihul qu'elle payait à Athènes.

Ku 540, Athènes étant la plus forte, c'est contre Philijipe que Chio se déclare; elle joint sa flotte à celle d'Athènes pour l'aire lever le siège de Byzance. Mais, en 558, année de la bataille de Chéronée, Athènes ne comptait plus les Chioles |iariiii ses alliés'.

L'ile de Chio, depuis un siècle, passait aiii>i sans cesse des mains d'un maître aux mains d'un autre. Le piincipe municipal étant opposé à toute union volontaire, la consi'-qui'nce était que l'on obéissait toujours au plus fort. On avait hicii tenté la fédération, mais sans vouloir renoncer aux haines et aux passions. La fureur des partis avait corrompu l'essence et le but du système f(''<lératif, chacun regardant l'alliance étrangère comme un appui pour sa faction. Ainsi il n'aboutissait qu'à des guerres civiles. On \m\ compter à Chio onze révolutions dans l'espace de quatre-vingts ans; la même tragédie se répétait bien souvent sur ce théâtre. L'ile subit fous les maîtres; sans nulle initiative, elle suivit toujours la fortune. Elle ne pesa jamais dans la balance des événements, non pas ([u'(dle manquât de force, mais parce qu'elle s'abandonimil d'avance au plu- ])uissant. On pourrait la c(nnparer à un vaisseau qui naviguerait sans but et sans direction, ipii serait ballotté par des vents contraires, et dont l'équipage serait divise en deux camps.

1. rii'mnsttiène. De pace, 21. Ilindore de Sicile (liv. \VI, c. 7. 21 et 22) raconte li; siéfie iiirriirlupu\ de Clii» par terre el [ur mer, et la mort de Cljahrias, tué à rentrée du port en ôâS. L'année suivante, la llulte de Cliio va ravafier les iles sujellcs d'Athènes. t:n 7)àt'K elle va secourir les Byzantins assiégés. Les deux partis font la (laix par crainte de la Perse.

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