‹ Questions historiquesChapitre 205 sur 258 · Bœckh, Corpus inscriptionum, n° 2214 e · texte numérisé non relu

Bœckh, Corpus inscriptionum, n° 2214 e

MÉMOIRE SUR LILE DE CIIIO. 323

jiiiii> ri\('>., les loiiiriis se rassemblaioiil (l;ui^ l'ilc de Délos. Si les Cliiotos ne s'y fussent remlus par [liété, ils y fussenl allés poiii' le commerce. Delphes élail aussi un lieu vénéré, même par les Inniens: Chio, avant la j^nerre métlicine, y envoyait des llicurii'x ' .

La colonie ionienne apporta de l'-Eiiialée le culte de iN'eplune llélicéen, (jui, adoré en commun au Panioniuni, avait aussi un <ulli' particulier à Cliio sur le mont Posidinni.

Jupilei'. (jue le douane présentait comme le niailre des dieux sur l'Olympe, n'obtenait pas toujours sur la terre la première place et les |)remiers honneurs. A Chic, son culte paraît a\(iir été rélégué sur le mont Pélinanim, dont il prenait le nom, suivant la coutume de la Grèce'. Bacclius était adoré sons le nom d'Actîeus, sans doute parce qu'il avait son tcmi)lf sur le bord de la mer". La même divinité prenait le nom de <i>>.î'j;, (juand on la considérait comme présidant à la culture de la vigne'. A une époque ([u'on aime à croire reculée, Hacchus, sous le nom cruel de '<>l/.x^'.o;, recevait à Chio des sacrifices humains".

Ce mélange de cultes fort divers par l'origine et plus opposés encore par l'espril, mais (]ue le génie grec finit par concilier et par assimiler à peu [)rès entre eux, forma longtenqjs un ensemble religieux dont les esprits se contentèrent. Il se soutint sans corps de prêtres (|ui le défendît, san-- livre ijui je lixàt, par le seul effet de l'attachement superstitieux de la race grecque aux détails du culte et aux cérémonies extérieures. Les croyances |)urent se transformer sans que le culte en fût seulement modifié.

La conquête de l'Asie par Alexandre fut le signal d'une nouvelle révolution religieuse. Si les idées grecques pénétrèrent alors dans l'Asie et dans l'Egypte, les idées orientales et

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