‹ Questions historiquesChapitre 204 sur 258 · Pausaaias, VU, •>. li, l · texte numérisé non relu

Pausaaias, VU, •>. li, l

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Dans le même temps, le culte d'Arléniis était dans ces contrées, non pas tel que les Grecs l'ont transformé plus tard, mais tel que l'avait créé le fjcnie de l'Orient. Quand vinrent les Ioniens, la divinité resta, les adorateurs changèrent. Ce culte fleurit dans toutes leurs villes, et fut transporté par eux à Marseille, une de leurs colonies'. Chio resta toujours fidèle à ce culte d'Artémis, surnommée Ephésienne : des inscriptions d'une époque relativement récente en font foi^

Minerve aussi garda mieux son caractère antique à Chio que dans la Grèce européenne. Même au temps de Slrabon, la divinité protectrice de la vilh'. ou de l'acropole, Minerve no>.to'j/o;. était représentée assise", comme autrefois à Troie', et cette coutume, qui était observée aussi à Erythrées, était conforme à la tradition ancienne et sacrée.

Une révolution religieuse s'opéra vers le x" siècle, dans les temps où vécut Homère; mais, en introduisant de nouveaux cultes, elle ne détruisit pas les anciens.

L'Hymne à Apollon Délien, œuvre d'un Chiote, est un monument de cette révolution. Le caractère du dieu qu'il nous représente est tout hellénique : les Grecs seuls ont pu lui donner l'attribution de présider à l'harmonie, à la poésie, à la danse. Ses épaules tout humaines portent un carquois, attribut qui est peut-être l'image embellie d'une tradition plus antique. Cette divinité avait plus d'un temple à Chio. J'ai parlé de celui de Phanœ. (ju'a vu Strabon, et dont on trouve encore les ruines. Delphinium, comme son nom l'indique, devait être un lieu consacré à Apollon'. Le même dieu avait encore un temple dans la ville, où on l'adorait sous le nom de Xénius, ou protecteur de l'hospitalité'*.

L'usage des pèlerinages est de toutes les religions. A des

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