‹ Questions historiquesChapitre 209 sur 258 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

4. TîXt.jv ânaXÀaYct; (bulle de Constantin Monomaqiip [«p. Photinos et Kanellaki]).

5. Xof7]yta; y.x: ir.:7.om\3.; zaï nôiO'j; /.spSiûO'j;, u-îtoyà; '/A^r]ç,i:i, iv:£"/.ou.'.3Ti, oîz'.wv ç30yoO:7ia; (livre de Mcéphore le Moine). Entre autres fermes, on cite un domaine considérable que Néamoni possédait en Asie Mineure, £■/ Tôi OÉjiaT'. t<ôv 6po[zr,T;'a)v [Photinos, p. 89].

MÉMOIUK SUR LII.K DE CUIO. 555

frapper par là ces diarges d'une sorte d'iiiiprohaliim aux yeux des peuples; la seconde est de les aggraver eu restreignant le nombre de ceux ([ui les supportent. Ainsi, chaque privilège accordé au monastère équivalait à une charge de plus imposée aux autres habitants de l'île.

Aussi le monastère se peupla-t-il jusqu'à compter cinq cents moines, et l'île se dépeupla-t-elle aux alentours; car à celle éj)oquc les ravages des ennemis étrangers déciment les |)euples et -ui'ldut les insulaires, la tyrannie accable, l'iiiipiil dévore juM[ii'aux hommes, la race épuisée se renouvelle péniblement, la culture languit, on désoite la terre, on laisse les champs en friche, on fuit chez les barbares'.

11 fallait remédier au mal ; mais les générations faibles réclament des remèdes énergiques et ne guérissent guère une malailic que par une autre. La société byzantine se sauva de la dépopulation et de l'abandon des terres par une espèce de servage, le cohinat.

(tu \()it, en elTet, par les bulles des empereurs, (|iril>- ne donnent jamais un chani]) au monastère sans y joindre les hommes qui le cultivent. Ces hommes sont toujours, dans nos bulles, ajjpelés T:âpoi-/.o'.. Un jour, Constantin Monomaque s'avisa (jue le nombre des serfs de Néamoni était insuffisant, et, cherchant à l'augmenter, il s'aperçut qu'il y avait dans l'île quelques familles juives qui n'avaient pas encore été réduites à l'état de -zpoi/.oi. il fallait bien faire quelques victimes de plus si l'on voulait que les terres du couvent fussent labourées. On se rappela fort à propos que Jésus-Christ avait maudit les Juifs, et (pi'il était juste «jue le peu|)le incrédule fût soumis au peuple fidèle. 11 fut donc décrété, par une bulle d'or, que toutes les familles juives de Chio, qui étaient restées libres jusqu'alors, passeraient à l'état de serfs du monastère".

Cette bulle, déjà remarquable en ce qu'elle nous montre l'état des Juifs en Orient et à quelle conséiiuence le langage de la religion peut conduire, est plus curieuse encore en ce

1. Xtopîwv îf7Î|X(i)v xa\ ir.6}iii'/ Y'V0;ji;ï6)v, <uv ot) o'. /.jfio'. /.a( vcoipYO^ ^i i~o/.(!)- Àaaiv j] ff,-/ niTpoiiv àr.CuT.o'i (l'rocopo. Histoire secrète, c. t!5).

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