Viollct. p
ORIGINES liK LA l'ROPHIÉTf; FO.NCIERK. 7r.
ililioii assez répandue ijni ikuis reprcsenle les lialiilaiils d'iiti pays se parlageaiit ciilir c\\\ les domaines ». Kl il ciic sur ce jioinl (|uel(]ues textes de Diodore. Il niiiail pu en eilei' un plus irrand nonil)i'e et d'autres écrivains', (le (|u'il prend pour une tradition vaLTue est un l'ait liislori(|ue iiarlailenient connu et avéré. (In -ait ipie clia([ue cité <ireii|ue c(Uisci\ail le souvenir de sa fondation, (|ui donnait lieu à une fête annuelle. Ce souvenir était consigné soit dans des cliants relijiienx qu'on ré]iétail d'année en aniu'-e miiis y rien elianj^cr, soit sur des j)la(|ues de bronze qui (''laienl i;ardées dans un temple, (l'est de ces vieux ri'cits sacr(''- (|u'il iiou> e-l \eiiii un (('inoignape si précis de la l'ondalion et du luiidaleur de chaque cité. Or ces ivcits niaripiaienl à la ("ois deux choses : la loiidation de la ville à un joui' donni' par l'acconiplissenienl d'une cérémonie sainte, <'t le parlai;!' du leriitoire eulic le-- ciloveii--, pailaue qui se Taisait par un tirage au sort appelé x.Ar.iojyiz ou x.Ar.po^o'i'.z. Ces deux (q)érations étaient de même date et, pour ainsi dire, de même jour. Là où M. Viollet se ti'ompe, c'est quand il dit (|uc « ce partage suppose une couiniunaiili' |iiiniili\e et clril une ère d'indivision ». C'est le contraire; car, toutes les fois (pu; nous voyons des (irecs émigrés s'(''taldir sur un territoire ou vacant ou con(iuis par eux, ils fondent nnssilôl la ville et ils partagent aussilut le sol'. Le sid a |iu être compiis en coniniun. mais il n'est pas une seule anné'e culli\é' en comuiun. On ne le j)artage |)as .- jiour sortir du régime de riiidi\ision .>; mais, ce territoire (ju'on vient de trouver vacant ou de conijuérir, on se hàtede se le partager pour qu'il n'y ait pas un seul momenl d'indiv i-ion".
Dans les cités tout à fait primitives, il n'v avait pas lieu à partage, ^ous ne trouvons pas ce partage à Athènes. Pourquoi".' C'est que nous savons que rAlli(|ue a été d'abord occnjiée par «juelipii's centaines de i'amilles indé'pendanles. ■•t/r, (pii en-nite
\. Diodoic. V. .').".; V, .Ml; V, St ; V. S.'.; V. 84: \il. 11 ; \V, '25. — Odyssée, Vî. II. IliTixIoto, V, 77. l'iiilipii. Lois, III, p. GSi-G8."). l'iuisaiiias, passim.
2. Niiiis 111' (l(iiiti)iis pas ipril y ait v\\ ipiclqtics cxi» plions. Ce (|iie IliiHlon; raconte (les îles I.ipari en est une. Il a |ni arriver quciqiiefuis, pour tel ou tel niotir, que le parlajîe ait été retardé de quelcpies années.