Tilé-Livc-. X\XV. 5'.'. ÔO. ôl. PoUho. XXI
IGO QUESTIONS III STOHIOLES.
« Dans volii^ ]ia\s, disait Nabis à Flaniiiiiiuis, la richesse
gouverne d liml le rcsU' lui csl sduniis
].a polilique extérieure élait loutc aux mains du sénal. C'élail lui qui recevait les anil)assad('Uis, qui ilislriliuait les provinces, qui accordait et prorofjeait les commandements, qui fixait le nombre des légions, qui l'atifiait les actes des généraux; il consultait bien le |icu|il(' sur la paix, mais c'élail lui (|ui en réglait les conditions. Les étrangers, dans toutes Icuis all'aires, n'entendaient parler que du sénat.
Enfin c'est dans le sénat qu'a été conçu le plan de la conquête universelle, et c'est l'aristocratie qui en a exécuté la plus grande part. Le peuple n'avait ni rinlelligence de ce plan, ni l'envie de l'exécuter. Il s'opposait souvent au dessein du sénat, il reculait devant tant de guerres, refusait quebpiefois de s'enrôler, et se plaignait que le sénal ne les entreprit que pour lui ôter tout loisir et tout repos.
Ainsi l'aristocratie des villes grecques était poitée à se joindre à Home. Les généraux romains à leur tour étaient portés à favoriser l'aristocratie dans les villes. Flamininus, dans ses conseils aux Grecs, leur recommandait une liberté sage et tempérée, c'est-à-dire, sous ces termes convenus, le régime oligarchi(jue. Il eut, avant son départ de Grèce, à donner un gouvernement aux Thessaliens ; car ces peuples, suivant Polj'be, n'en avaient pas; par quoi il faut sans doute entendre que sous l'influence de la Macédoine ils étaient gouvernes démocratiquement. Flamininus mit à leur tête un corps de sénateurs et de juges choisis parmi les plus riches, et « il veilla, dit Tite-Live, à assurer le pouvoir à celle classe de citoyens qui a le plus d'intérêt au maintien de la tranquillité' ».
Ainsi une alliance naturelle et étroite unissait l'aristocratie recque à Rome. La sagesse du sénat et la force des légions auraient été peu de chose, si toute luie partie de la Grèce ne se fût donnée à Rome et ne se fût enchaînée à sa fortune.
Cela n'est pas vrai seulement en Grèce. En Italie, en Espagne, en Gaule, partout il se trouva que l'aristocratie