‹ Questions historiquesChapitre 95 sur 258 · PoljLc, XX, U · texte numérisé non relu

PoljLc, XX, U

l'OLYBE OU LA GRÈCE CONQUISE PAR LES ROMAINS. lô'.i

miniiuis, les chefs île rarislocralie ihélniiiie et le slralège élolieii ; ce fut ce ilernier qui fimniil les assassins, ajt|iaiemineiil parce iiiie Dracliyllès élait liop pojmlaire pour ((u'ou en pût trouver à Thèbes. lirachyllès péril; mais les Tliéhains. moins effrayés qu'irrilés rie ce crime, le vengèrent par le massacre de 500 Romains et la mort des chefs de l'aristocratie. Faibles, sans chefs et sans appui, il leur fallut se soumettre au général romain; mais dès qu'Aiiliochus parut, ils se déclarèrent pour lui'.

Clialcis fut livrée de même à Aniiochus par le peuple. Athènes rola lidl-le aux Uomains. mais ce ne fut pas sans que le parti démocraliipie s'agitât en faveur du roi de S\rie; à Phocée, où les Romains .avaient une garnison, l.i |inimlace se souleva pourtant pour Aniiochus. Démélriade devait sa liberté aux Romains, et cependant le peuple leur élait hostile'. Plus tard nous verrons la nouvelle d'un léger succès de Persée faire éclater dans toutes les villes grecques la joie de la multitude.

Il n'est donc [)as vrai, comme le dil Mc>ntes(|uieu d'après Poljbe, (|ue Philippe se fût rendu odieux et déleslahle h tous les (Irecs. La Macédoine n'était |»as si abandonnée de tous, ni la (irèce si unanime à s'ollVir aux Romains. Mais chaque puissance avait dans chaque ville ses partisans et ses ennemis.

Si nous v(uilons nous expliquer cette préférence constante de l'aristocratie L'rccque pour Rome, il faut songer que la république romaine, qui n'était plus arislocratiijue par ses institutions, l'était encore par ses traditions et par ses mœurs. I.e peu|)le avait obtenu dans la loi l'égalité politique; il en était loin encore dans la réalité. Le sénat avait, à la faveur de la guerre d'Annihal, accru son autorité; pendant quatre-vingts ans, il régna dans la cité presque sans contestation. D'ailleurs tel était l'esprit public des Romains, (|ue s'il naissait ([inique lulte, elle était contenue dans l'enceinte du Forum, et cachée aux autres nations. Il n'en paraissait rien dans les armées ; les étrangers n'en avaient aucune connaissance. La Grèce était pei-suadée que le gouvernement romain était aristocratique.

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