VIS DE L OR
métal tend-elleàreocliérir le coût de production etparlàméme à diminuer cette production.
Étudions le phénomène du pur point de vue objectif et léchons d'en saisir les causes.
Procédons par la méthode des corrections successives.
Si l'on compare pour les deux périodes antérieure et postérieure h 1870, les variations dans le rapport de production des deux métau\ et les varialioos dans le rapport de valeur de ces mêmes métaux sur le marché, on arrive aisément à celte impression première que les variations de la production sont beaucoup plus considérables avant 1870, et celles du rapport de valeur très faible, alorsque depuis en 1870 les variations du rapport de production sont beaucoup moins ferles que celles du rapport de valeur, au contraire beaucoup plus considérables. Il semblerail donc résulter de celle constatation que les variations du rapport de production, toutes choses égales d'ailleurs, ne sont pas les seules causes ayant agi sur le rapport de valeur.
C'est ce qui ressort d'un tableau, dressé par Sir Louis MalleC :
Argent. — Or. Argent. — Or
15,61 ft 1
Ainsi en 70 ans (1801-1870), alors que les quantités produites
varient en valeur de a —, leur valeur sur le marche varie
seulement de 15,41 à 1S,83, ces deus chiffres étant le minimum «I le maximum du rapport entre les deux dates considérées.
' Enquête anglaise, Final Repart, Part. III, Annexe SesBianal Papers, t. 45,
Au cootraire de 1870 k i88S les varialioos dans la productîoo respective sonl beaucoup moias granités et au cootraire la chute dn rapport 1 à 15 if2 beaucoup 'plus rapide.
Il j a doac là une première approumation oous permeUant d'affirtnerque la cause de surprodoclioa <le l'ai^eat n'est pas la BËuie et uoiquecause de la baisse de l'argent.
Mais ce a'est là qu'use approKimalioD, nous iodiquant seulement le sens daos lequel il faut poursuivre oos recherches :
Deux correclioos sont aécessaireâ :
a) Pour comparer plus rigoureusemeot les oscillatioofi du rapport des productions et du rapport des valeurs, mieux vaut s'attacher à la production en poids platM qu'à la produclioa en valeur, car celle-ci est obtenue en teaaat compte du rapport de l'or et de l'argent pour l'année considérée : il vaut mieux comparer deux facteurs dont l'un n'est pas modifié par l'autre pour rétablissement même de son quantum.
b) Il est inesact de comparer seulement les accroissemeols de produclioa par années ou par périodes : quand il s' agit de métaux précieux, c'est-à-dire des marchandises qui ne sont pas détériorées, c'est au stock existant qu'il faut surtout songer : c'est donc l'augmenlatiou de production combinée avec les sloc/cs existants qu'il faudra comparer pour avoir le véritable rappmrtdes productions : pour rétablissement df. la valeur de l'or et de l'argent, le stock monétaire existant peutètre assimîléàla production matérielle annuelle pour la fixation des valeurs.
En tenant compte de ces deux observations', il est possible de dresser le tableau suivant pour la période de 18S0 à oos jours.
Sans doute les chiffres fournis par le Rapport de l'Administration des monnaies et médailles pour la période 1492-1850 sont des plus suielsà caution : il est en efTel très difficile d'arriver à déterminer d'une manière rigoureuse les chiffres de production pour une époque où les statistiques monétaires n'existaient pas,
' Saos douU uns rigoureuu «uclilude BcienKSqae voudrait qus pour Isiûr
compte rxactement du stock, il soit fait 6ttl des perles de monnaies, frai, disparilion de piècci, etc..., mais o« loni l des élémenta que La statUUque a'earegislre pas. A tout prendre d'ailleurs l'erreur de ce chef est insigoi Hante, puisqu'il s'agit d'uo aecroisstnnenl du stock. — M. Pierre Lerof-Beaulieii dans un ardde réceal, La baîiae du métal argent [Ec. /r., 5 et 12 nov. 190i) compare également la prodaeliOD el 1« Taleurd«s màtaux pc^ieui mais luia tenir compta da 1« dMiième observation [accroissement du siock).
„Googlc
LA BAISSE DE l'aROBNT VIS-A-VIS DE l'oR. 33t
cependaDt comme il s'agit d'observer tous les effets de l'accroissement de celte productioa, on peut se baser même sur ud chiffre quelque peu faotaisisle :
(^s chiffres' soot pourla période 1492-18S0 :