‹ Questions monétaires contemporainesChapitre 140 sur 238 · C.-S. — litNÉ LlFABOE · texte numérisé non relu

C.-S. — litNÉ LlFABOE

43 f RENE LAPAROB.

du Saoul 1897. La réponse du Gouvernement de l'Iode kVIndia ofjke est dalée du 16 septembre 1897. Elle était catègoriquemeat opposée k l'adoption des proposilioos française et américaine. Elle Taisait valoir les difficultés que l'Inde avait eues pour réaliser sa réforme monétaire et comment elle avait à peu près abouti. Elle était actuellement arrivée A la stabilité du change.

Le Gouvernement des Indes observait très judicieusemeol qu'au cas de réussite de l'Union inlernaltonale, l'Inde ne pagnerait rien, puisque toute seule, elle avait déjà réalisé sa réforme et obtenu la stabilité du change. Si l'essai échouait, au contrairt>, rinde aurait perdu ce qu'elle avait eu lant de peine à acquérir et la réforme qu'elle était à la veille de mener à bonne 6n. Elle n'avait donc rien à gagner à un succès et tout à perdre & uo échec. Mieux valait le italu quo. Le Gouvernement des Iodes déclarait encore que le rapport choisi t à 15 1/2 était trop élevé. Il exposerait à de graves difficultés un grand nombre de branches du commerce d'exportation de l'Iode et des industries qui s'y rapportent dont beaucoup sont faites avec des capitaux européens. La conclusion était très catégorique : « Pour résumer notre réponse aux questions posées par Votre Seigneurie, nous lui recommanderons de refuser de participer à l'entreprise de la France et des États-Unis. Notre opinion unanime et décisive est qu'il serait fort pi-u sage de rouvrir les Monnaies en qualité de partie dans l'arrangement proposé, particulièrement au moment où nous approchons, selon toute apparence, de la stabilité du change, par l'effet de notre action seule et indépendante ».

La banque d'Angleterre fut aussi consultée pour savoir si elle consentirait à user de l'act de 18i4, lui permelLanI d'avoir une encaisse métallique d'argent de 1/5 de son encaisse totale. Le gouverneur de la banque répondit le 29 juillel an chancelier de l'Échiquier : « Comme suile à notre conversation, j'ai l'honneur de vous déclarer que la banque d'Angleterre est prête à faire ce que lui permet l'act de 1844, c'est-à-dire, & avoir en argent 1/5 des lingots garanlissant les billets émis, à condition que la Monnaie française soit rouverte au libre monnayage de l'argent et que les prix d'achat et de vente de l'argeol soient satisfaisants ».

Mais ce n'était là qu'un point secondaire. La réouverture des Monnaies indiennes était la hase de tout le reste. Le Gouver-

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