LES CONFÉRENCES INTERNATIONALES
avec les divers Gouvernements européens, avant de couvoquer une nouvelle conférence iaternationale.'
La mission vint d'abord en France, où les pourparlers aboutirent. La France el tes Étals-Unis g'enga^eaieot à réouvrir leurs Monnaies à la frappe libre de l'argent, si les autres pays prenaient le même engagemeol. La France aurait même conservé l'ancien rapport t A 1S 1 /2. La mission partit ensuite pour l'Angleterpe et il y eut le ISjuillet 1897 une grande couversatioQ diplomatique, où assistait l'ambassadeurde France. Le Gouvernement anglais déclara d'abord formellemenl qu'il ne pouvait pas être question d'ouvrir les monnaies anglaises à la frappe libre de l'aident, mais qu'il était disposé à discuter toute autre proposition sur d'autres bases.
Les délégués américains demandèrent alors à l'Angleterre les concessions suivantes :
i" Réouverture des Monnaies de l'Inde. Annulation de la loi qui a fait du souverain l'étalon légal des Indes.
2° Acceptation par la Banque d'Angleterre d'un cinquième de son encaisse en argent.
3' a) Élever le pouvoir libératoire de l'ai^entà tOlivressterling.
&) Admettre des banknotes de 20 shillings, garanties par de l'argent, qui serait étalon légal.
c) Retrait proportionnel ou de toute autre manière, des pièces d'or de 10 shillings et leur remplacement pardu papier ayant pour base l'argent.
l'Arrangement pour une frappe annuelle de livres sterling «n argent. Présentement, la moyenne de la frappe d'argent pendant cinq ans, serait de 1.000.000 de livres sterling, moins 350.000 livres sterling pour retrait annuel des pièces usées et mutilées et qui doivent être remplacées.
5' L'argent devrait rester étalon légal dans les Détroits el dans toutes les autres coloniesanglaisesà base d'argent.
En somme et outre quelques réformes de détail qui ne souffraient pas de difficultés sérieuses, on demandait à l'Angleterre la réouverture des monnaies des Indes, c'est-à-dire, l'abandon' de sa- réforme monétaire. Le 'Gouvernement anglais déclara qu'il prenait en sérieuse considération les [iroposilions des Gouvernements français et américain et il saisit le Gouvernement des Iodes tie la question par une dépècbe de lord Georges Hainillon