dont en or existant en Rassia
L'exécution de ce plan préparatoire, poursuivre avec tant de rigueur, pendant plus de vingt ans, aurait été évidemment sans effet, si le Gouvernement avait continué à poursuivre ses émissions de papier-monnaie; aussi, n'y eut-on recours, que dans les cas urgents, et entre 1885 el 1897, le ministre des Finances ne ■ fit que trois émissions. D'abord, en 1888, la récolte ayant été particulièrement favorable, il Tallul augmenter la circulation monétaire, afin de permettre d'exporter cette récolte, et dans ce but, on émit pour 30 millions de billets, gagés par 30 millions d'or, prêtés par la Banque; lorsqu'à la fin de l'année, les acheteurs étrangers soldèrent leurs comptes, l'or rentra, el l'on put retirer les billets, et rendre, à la Banque, l'or donné en couverture.
Ce fut, au contraire, à. la suite d'une mauvaise récolte, qu'en 1891', on fut obligé de faire successivement 3 émissions, de 25 millions de roubles, gagés égalementpar leur valeur intrinsèque en or; cette mauvaise récolte, en effet, contraignit la Russie, à acheter à l'étranger des grains, au lieu d'eu exporter, d'où une sortie de numéraire, d'autant plus sensible que la crise avait fait hausser les pri\. Mais, naturellemeot, la hausse des prixne diminuapas, la plus grande abondance de la circulation monétaire devant au contraire la faciliter, et le résultat fut, qu'en 1892, on dut recourir à une nouvelle émission, de 75 millions de roubles, soit en tout, une augmentation de circulation de ISO millionsde roubles.
< OukJiïeï des 28 juillel, 30 aoQt, 6 septembre ISOi .
Oa le Toit doQC, aux anciens billels ', qui eux-mêmes se divisaienl en deux catégories, venaient se surajouter encore des billels différents, ayant d'autres garanties, et pourtant confondus dans la circulation commune. Le ministre des Finances décida d'apporter plus de clarté dans cette situation, el d'unifier, autant qu'il le pouvait, sans manquer à ses engagements, tous les billets en circulation : — cette unification il l'introduisit en modiGanl les bilans de la Banque '.
En 1895, le total général des émissions autorisées, s'élevait à 1.] 21. 281. 634 roubles, répartis sous trois cbeTs, dans les bilans de la Banque.
a) 760.018.488 roubles - billels garantis par
2H.505.032r.09 cop. figurant au roodsd'échange,
ta diftèrviM» K>it 568.513.455, 91 étant portée comme dette du Trésor vis-à-vis de la Banque (dette sans intérêt).
b) 75.000.000 de roubles émis temporairement eu 1891 (oukase du 28 juillet) et garantis intégralement par une encaisse, appartenant à la Banque de 75.000.000 de roubles.
c) 266.263.146 roubles représeutant les émissions temporaires de guerre, et garantis par 173.528.555 roubles en rentes 5 0/0 non réalisées, el 92.733.591 roubles de créances de la Banque sur sa clientèle.
— Parloukase du 9 décembre 1894, on confondit les roubles du 3* paragraphe avec les roubles ordinaires, compris dans le titrea; — etainsi devenaient disponibles, d'une pari, les 173.528.553 roubles eo renies, qu'on annula, et les 92.733.591 roubles en créances. Ces dernières, furent estimées environ 65.500.000 de roubles, et furent affectées au fonds d'échange*. Il ne restait donc plus, en 1895, que 1.120.000 roubles-papier, garantis par un stock métallique de plus de 285.000.000 de roubles métalliques; autrement dit, en admettant le rapport de 1 à 1 1/2, il y avait, en circulation, du papier pour une valeur iuférieure à 750.000.000 de roubles, avec une garantie de 28§.000.000 de
1 11 y avait les billets permanents, et ceux émis pour les besoins de la guerre (fOrient, qni, théoriquement, étaient temporaires.
•La Banque est, il est nécessaire de le rappeler ici, une înstilulion dépendant puremi^Dl de TËtat.
< Ce sont ces 65,433.000 roubles dont il a déjà été question p. ifô ou avec la notation actuelle, p. 546.
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