‹ Questions monétaires contemporainesChapitre 173 sur 238 · C-S. — Pall Cjhïs · texte numérisé non relu

C-S. — Pall Cjhïs

546 PAUL CABBN.

sommes considérables, d'ailleurs on n'y recourut guère, que pour autoriser l'admission de l'or, pour le paiement des droits d'accise sur les hoissons, le levain, le tabac, le sucre, le pétrole, etc. Les contribuables purent, & leur chois, s'acquitter en or, ou en papier, sur la base de 1 r.-or pour 1 r. 1/2 crédit.

— Ce fut, surtout, de la Banque, que de Witte se servit, pour réunir entre les mains du Trésor le plus d'or possible. Particulièrement, par une décision du 15 mai 1895, la Banque d'État reçut le droit d'accepter l'or, et d'émettre des n-cépissés de dépôt, qui circulaient, ensuite, comme l'or lui-même, — en même temps qu'elle était autorisée à traiter les affaires sur les monnaies, et à les accepter en compte courant.

D'autre part, au lieu de laisser inactif l'or disponible dans les caisses du Trésor, de Witte résolut de s'en servir, pour augmenter le Tooda de réserve, et en 1894, il fît ainsi verser 6!S. 433.000 roubles-or, puis, par l'oukase du i5 mars 1895, une nouvelle somme de 98.061.276 roubles-or, — et ainsi, le fonds d'échange s'éleva, à la fin de 1896, à 450 millions de roubles.

— Enfin, le dernier procédé dont de Wilte usa, pour accroître le stock métallique, ce fut l'achat de métal or et de métal argent, en lingots et en monnaies étrangères : en 1895-1896, on acheta pour 175.000.000 de métal argent, puis 75-.000 OOO de roubles, par l'oukase du 23 février 1896.

Ces eftorts furent couronnés de succès, et le résultai fui l'augmentalion constante, des disponibilités de la Banque de Russie etdu Trésor impérial, comme le montre le tableau suivant.

Banque de Rassîe et Trésor impérial.

Caves et caisse» de la Ituiique, Hôtel des monnaies.

Soldes créditeurs du Trésor et de la Banque chez leurs correspondant*

de Londres, Berlin, Paru et Amsterdam,

(en mllUan d* tnim).

1^4 992,821 dont en orexùtant en RobsI* 732.037

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