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Dès 1897, la réforme élait donc mûre, et il ne s'agissait plus, que de fixer les conditions délinilives, dans lesquelles elle s'opérerait : les mesures prises antérieurement, imposaient d'ailleurs au Gouvernement sa ligne de conduite, et ce n'étaient en réalité que des mesures d'exécution, qu'il fallait prendre'.
' A litre d'indication. Toici quelle était la répartition dsa différentes coupures, nu moment de la réfarmc (d'après RafTalovicb, communication citée h la 3ociéti de statistique).
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Ce tableau montre la disparition à peu près complète des billets de 50 roubles et le 3S roubles, disparition, compensée par raugmeaUtion dans le nombre des
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550 PAUL CAHËN.
La première question de priocipe qui devait se poser était la suivante ; recou rrait-ou à l'or, à l'argeat, ou à' ces deux métaux pour rembourser les billets? — Déjà', nous avons eu occasion d'indiquer, rapidement, les raisons qui militaient contre la reprise des paiements en espèces argent; dès 4893*, la Russie avait cessé de frapper l'argent, pour le compte des particuliers. En 1897' on supprima même toute mention du métal aident sur le libellé des -billets de crédit, qui furent déclarés, remboursables en or seulement. — En fait, cette question ne fut guère discutée dans les conseils de l'Empire, tant les inconvénients d'une reprise de paiement, en monnaie argent, au raient présenté d'inconvénients*.
Le second point h résoudre, était la fixation définitive de la valeur du rouble-crédit, par rapport au rouble-or.
Ce rapport fut imposé par les fails;si, en effet, on examine les cours des 25 dernières années, depuis 1876, il semblé bien que le cours de 66 2/3, auquel on s'arrêta déRoitivement, soit très rapproché de la moyenne : d'après les calculs de Marcus, le cours moyen du rouble, dans les 18 dernières années qui ont précédé la réforme, s'est maintenu à 64 copecks 67, et la moyenne ariUimétique à 63 copecks 93'. Pour tenir compte des hausses, qu'avait parfois subies le rouble-crédit (qui, par exemple s'éleva, en 1890, à 82 copecks)', on préféra lui donner
billets ds 100 roubles et de 10 rouble). Cela ti«nt à ce qae les opérations da banque et de bourse, se font, en général, par multiples de 10. Quant au nombre des petites coupures, il s'est maintenu i peu près au même cbiflre; Ù a m#me, dans l'ensemble, Mg^iement diminué. Commenta prospériti publique a augmenté, il doit s'eDsuiTi-e que la ritesse de circulation de ces billets a dû, elle aussi, s'augmenter. Et, c'est bien ce qui ressort d'une communication de M. des Bssarts publiée dans le Journal de la Société de itatistique (Année 1895, p. 145ctsuir.}, où l'on voit que la litesse de circulation des billefs de banque de Russie peut se coter suivant les coefBcienls suivants ; de 1S84 à 1887, le coefadent est de S; il est de 9 de I8S7 à 1893.
1 Pages 535 et euiv.
« Ouliase du 16 juUlel 1893.
> Oukase du 14 novembre 1397.
• Par contre, cette question fat vivement disculée dans les milieu i d'économistes, où les monoméisllisles et le? bimèlallisles firent valoir, inccessiTement, lears argu-
■ Cité par Lorini, op. cit., p. 121.
• Voici les cours du rouble depuis 1885 : on IrouTera lea cours antérienra aux pages 526, K-lO et 532.