BG
18BT[18S8
isse
Dellfl mnsolMée
Dette nouTBlle (e d«ceiiibre 184»)..
DctiB eomtitnée par lu coninilloo
»".",',:;"™,ïi;..
l'abolition du cours PORCË en RUSSIE m- EN AUTRICHE. S73
de la délie affércDle à la Vénétie, cédée en 1866 à l'Italie, — et des 3.000.000 de florios, pour cession à la Prusse, des droits de l'Aotrîcbe sur le Luxembourg (Traité de Gasleio de 1865). Puis, il fondit les dettes QoUante et consolidée, eu une dette consolidée unique, qui devait être amortie au moyen d'un emprunt subséquent, — sauf toutefois, une somme de 80.000.000 de florins, qu'une convention intervenue entre la Banque etl'Ëtal, en 1865, stipula devoir rester entre les mains de l'État, comme prêt ne portant pas intérêt, pendant toute la durée du monopole d'émission de lu Banque. En échange de ces 80.000.000, on accordait, en elTel,à la Banque, le monopole de l'émission des billets; mais ce monopole se limitait aux billets de 10 — 100 — et 1.000 florins, l'État se réservant la faculté d'émission, des billets au-dessous de 10 florins, ainsi que de ceux d'une valeur de 11 (t 99 florins.
Ces opérations purent être menées à bien, et en 1866, la dette de l'État, vis-à-vis de la Banque, se trouva réduite à ces 80.000.000 de florins'; on résolut, alors, de reprendre les paiements en espèces, et, pour assurer le succèsde cette tentative, la Banque s'engagea à ce que, toute somme dépassant 200.000.000 de florins papier, mise en circulation, fût couverte par sa valeur intégrale, en argent ou en valeurs bancables. — A ce moment (fin de 1865) la circulation, en billets de banque, était de 298.000.000 de florins, l'encaisse de 148.000.000 de florins*, et la prime de l'argent sur le billet de 3 0/0 environ.
Malheureusement, une fois encore, les événements vinrent déjouer toutes les prévisions. La guerre avec la Prusse nécessita une émission de 300.000.000 de billets d'État', et 100.000.000
1 Voici d'aprèa Vop, cit. d« De Mûlinen, p. 144, quels ont été les mouvenienti de la dette de l'État Tia-à-via de la Banque, eatre ISaS et 1867. (A partir de 1867 la dette eat testée fixée â 80.000.000 de florins).
1M7 eo.ooo.ooo
) Toutefois, on avait pounuiH l'émitaioa de« MiinzsclieiDe, mais pour des u relatÎTemeat inSmes [toIt le tableau en tiot« de la page 571). Rappeloa ces billets n'étaient pas des billets de Banque, mais des billets d'État.
> y compris les Miloisclieine.
de billets hypothécaires*; toatefois, la loi fixa comme chiffre maximum 312.000.000*, et le Gouveroement eut le courage de ne pas contraindre la Banque à lui avancer de nouvelles sommes; plutôt que de dépasser le chiSre qu'il s'était 6xé, il préféra recourir, en 1S66, iun emprunt en monnaie fiduciaire, au taux très élevé de 8,5 0/0; ainsi il se procura 50.000.000 de florins, moyennant un emprunt d'une valeur nominale de 84.000.000 de florins. Mais le marché n'étant pas inondé d'assignats, les cours du papier ne subirent pas, d'effondrement; alors qu'au moment de la guerre d'Italie, la baisse avait atteint 50 0/0, elle ne Tut que de 20 à 30 0/U*, en 1866.
Aussi, recueillît-on les fruits de celte sage politique : l'emprunt domanial de 1867 put être réalisé, dans des conditions assez avantageuses*, et, malgré une lourde indemnité de 30.000.000 de florins aident remise & la Prusse, dès 1868 l'équilibre économique se trouva rétabli en Autriche.
La question du remboursement des billets se posait toujours : alors, on s'aperçut, que, jusqu'à présent, le concours de la Banque avait été un concours plutôt onéreux, et que c'étaient à d'autres procédés que l'on devait recourir, si l'on voulait sortir déOnilivement du cours forcé. La Banque, en effet, avait des intérêts exactement contraires à ceux de l'État : plus ou lui faisait augmenter sa circulation, et plus il fallait lui remettre de garanties, et ainsi elle touchait des intérêts, pour des valeurs en papier, qui ne lui coûtaient rien ; 'd'autre part, l'Étal, étant son principal client possible, le crédit de l'un se mêlait étrangement au crédit de l'autre, de sorte que l'on avait des billets de Banque,
< Voir te tableau page 571.
> L'État pouTait «mettre en plus, lOO.OOO.OOO ds Qoriiu en bons du Trésor k courte échéance, et dans le cas, où oa ne trouTerait pas preneur, ponr tout ou putie de ces lOO.OOO.OOO, le Trésor était aotorisé à émettre du papier-monnaie, pour tonte la valear des bous non souscrits.
> Voir le tableau page 571.
t Cet empnint fui fait au taux réel de 7^ 0/0, alors que l'annéa précédente, on •Tait empfunlé snr le même marché de Paris, au taux réel de 8,1 0/0,
l'aBOUTION du cours FORCft EN RUSSIE ET BN AUTRICHE. 575
garantis parl'Elat, et pour lesquels ce dernier payait un intérêt.
Il importait de mettre Gn à cet état de^choses. On comprit que l'émission d'assignats, causée par une mauvaise situation économique, ne pouvait être enrajée que par l'État, lui-même, et que c'était en amélioraot le crédit de la nation, en développant ses forces écoDomiques, que l'on pourrait rsvenir à une circulation monétaire saine.
Ce fut sur les budgets, que se tourna d'abord l'attention du Gouvernement : c'est un axiome bien connu, que de bonnes finan. ces, seules, peuvent permettre la prospérité d'un pays.
Peodanltoute la période qui va de 1831 à 18i7, le déficil total' avait été de U3. 000.000 de florins, soit 8.450.000 florins par an ; de 1848 à 1859, le déficit global s'éleva à 1.232.525.000 florins, soit plus de 102.000.000 de florins par an; de 1860 à 1865% la situation ne paraît guère s'être améliorée : par exemple, le budget de 1865, que nous avons sous les yeux, semble accuser un déficit de 59.734.000 florins.
A partirdu 1" janvier 1868, commença le dualisme, qui séparait les destinées financières de l'Autriche et de la Hongrie ; à ce moment,ladette consolidée etflottante, s' élevait à3. 024.500.000 florins, et l'Autriche en prit à sa charge 2.317.300.000, laissant le reste à la Hongrie.
C'était là un lourd héritage pour les deux pays, et plus que jamais, il devenait indispensable de réagir contre les déficits, jusqu'alors considérés, comme constituant un fait normal. — A partir de 1868, dans leur ensemble, les budgets autrichiens connurent des excédents.
283.170 fJorioB en 1868 22.713.010 — 1869 23.237.000 — 1870 10.651.000 - 1871 14.200.000 — 1872
Mais en 1873, une crise survint sur le marché, qui arrêta momentanément la période des excédents.
1 Toua ces chiffres aont exirails de U publicalion d« Hom citée.
* Nous prcDOns ici les chiffres de la commùaion mixte chirgoe de répartir, à pattir du 1" jauTler 1868, les dépenses entre t'A.utriche et la Hongrie. Toutefois, nous ne donnons ces chiffres, qu'sTec une eitréme hésilalioD, les budgets autrichiens, de cette période, préseniant une très grande complexité, maniiDant complet emenl d'unité, et étant surchargés de dépenses ordinaires, extraordinaires et transitoires.
S76 PAUl. CAHBN.
Celte crise de 1873, avait été provoquée, en partie, par le désir du Goiivernemeol.de développer le plus possible les forces économiques du pays. Ala suite de la guerre de 1866, il s'étaitproduitce réveil d'activité nationale, que l'on remarque souvent, au lendemain des guerres; il avait fallu reconstituer l'armement, et. pour préparer les victoires futures, le pays, qui n'avait pas tenu compte des progrès accomplis partout depuis cinquante ans, fut pris d'une sorte de fièvre, en même temps que la guerre franco-allemande, paralysait deux de ses puissants concurrents.
Bientôt, il y eut pléthore de capitaux sur le marché, el cela d'autant plus, que l'argent étant aussi très abondant' en Allemagne, à cause de l'iodemnilé de guerre française, les banquiers allemands cherchèrent des placements sur le marché de Vienne; dès lors on se lança dans des entreprises plus ou moins aventureuses, et, finalemeot, une crise intense se produisit, qui, pour longtemps, retarda la reprise des paiements en espèces.
Néanmoins, cette période de prospérité avait été mise à prodt. Une loi du VjuilletlSeSavaitdécidé de remplacer les 12.000.000 de Miiozscheine, crée? par la loi de 1860, par de la monnaie d'argent divisionnaire; l'opération fut close en t870: elle réussit parfaitcmimt. — Pour se procurer l'argent nécessaire, on avait aliéné des biens domaniaux, et, rendu confiant par ce premier succès, on décida de continuer à en aliéner tous les ans, comptant que les fonds ainsi réalisés, seraient suffisants pour permettre de sortir du régime du cours forcé. On vendit ainsi des biens domaniaux pour
15.111.390 florins en 1868 8.659.278 ' — 1869 12.329.936 — 1870 9.393.690 — 1871
soit, près de 50.000.000 de florinsen tout.
Malheureusement, après la crise de 1873, les événements d'Orient, absorbèrent toutes les forces de l'Autriche, et nécessitèrent de nouvelles émissions, si bien que, au cours de l'année 1878, la circulation s'éleva, de nouveau, aux environs de 370.000.000 de florins', et les déficits budgétaires reparurent d'une façon permanente, jusqu'aux environs de 1888.
e 1870 à 1891, le* Amissions et les cours du papier-monoue
l'abolition du COLRS force en RUSSIE ET EN AUÏRICHB. 577
En 1889, il j eut, dans le budget autrichien, un premier excédent de H. 139.787 florins, qui doubla presque, l'année suivante, et atteignit 22.216.915, pour redescendre, d'ailleurs, à 13.616.9S2 florins, en 1891. — Ue leur côté, les budgets boagrois, qui accusaient encore 7.300.000 florins de déficit en 1889, se soldèrent sans déficit, en 1891 '.
En même temps, le commerce général de la Monarchie, attestant la prospérité générale, et le développement continu des forces économiques du pays, s'accroissait normalement, comme le montre le tableau suivant :
OOUUBBCI
QirrÈRiL
(aDmlIlIoiii
d. fl.).
Bip.rt.tkH..
TOTAL
l.MO,»
tWfl
Wt.t
l.Ml,S
ÏÎ8,B
tstji
rrt.»
l.MÏ,l
«lï,»
i.iM,e
no,4
Celte ère de prospérité, se trouvait encore prouvée, par le développement continu des principales industries et des chemins
CIroiilalIoii (an mllUoni de RoTlni)
d'Ktat. Sillneni.