CHAPITRE IV
Les cooclusioDs que l'oo peut tirer de cette histoire moDêtaire de l'Aotriche. se rapprochent donc. sensiblemeDt, des constatations faites, à propos de la Russie. D'aillears, l'histoire de la réforme monétaire dans ces denipays, est, dans ses grandes lignes, semblable, et, en Russie, comme eo .\utriche, comme aolrefois en France, elle est passée par des phases presque identiques. Ces trois nations ont coaou, saccessÎTcmenf, des périodesde billets d'État sans garantie, puis avec ^ranlie, — toutes trois ont cru trouver le salut dans la création de Banques d'Élat, — et ce n'est enfin que parfaccroissement de leur puissance écooomiqne, qu'elles ont pu faire retour à une circulation saine.
Esl-oQ de là, en droit de conclure, que le cours forcé, considéré comme fnisant normalement partie de la ctrcalalion monétaire, constitue un malaise social, toujours identique, dont le remède nous soit connu? Nous n'aurions garde d'aller jusque-là.
L'exposé historique que nous venons de faire, nous montre simplement, que les cours forcés constituent, pour les États, des crises de crédit. Si, en effet, le billet d'État perd de sa valeur, à un moment donné, c'est parce qu'on suppose que le Gouvernement ne serait pas à même de rembourser ses assignats, et l'on sait que la monnaie n'a de valeur, que par sa nature de métal