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Les chiffres ci-dessus montrent que le stock monétaire n'a pas progressé autant que l'on aurait pu le croire après le retrait si rapide des pièces d'argent de la circulation. La cause en est principalement à la balance défavorable au Japon depuis 1896. Un an après la.réforme en 1898, les importations marquaient un excédent de 111.748.403 yens sur les exportations; il en résultait une exportation de métaux précieux s'élevant à 86.987.481 yens contre une importation de 42.653.781 yens. De même, en 1900, l'excédent des importations sur les exportations étant de 82.831.8^)2 yens, on note une exportation de métaux précieux de 56.707.063 yens contre one importation de 11.517.835, en 1901, l'excédent n'étant plus que de 3.125.732 les métaux précieux accusent une exportation de 14.049.099 contre une importation de 10.960.750'. Le tableau précédent montre que c'est dans ces deux années que le stock monétaire s'est trouvé le
I Aande fiscale 1897-1098, monnaie de oickel 600.087 yeni ; innée Ascalo 1898-1899, " I cuiTro 100.016 yeos; annit fiscale Bcuivre 65.010; «nDéefl8eabig01-1903, î 100,016.
e de nickal 750.11* yens, 1899-1300. monnaiede nickel 300.046, monnaie de nickel 300.0*6, monnai
' Annuaire économique, p, 112.
> Lee cliifi'res concernant le l'j4n7)uotr<r financier et économigue.
des métaux précîi tnéo 1904, p. Td.
c 8 ont extraits de-
□igitizedbyGoOglc
766 CHKISTU» PUJLIB&.
plus réduit, que la sortie de l'or s'est trouvée la plus forte. L'année 19(12 marque paf contre une importation de métaox précieux considérable : 30.183.670 yens on er et 1.977.687 a argent contre une exportation de 453.313 yens en or et I.575.66S en argent. La balance commerciale était cocore défavorable au Japon, l'excédent des importations sur les exportartioas éAaat de plus de 13 millions. L'explication de cette importation anormale d'or se trouve en grande partie dans le paiement d'un emprunt de 50 millions qui avait été placé sur le marcbé de Loadres en octobre 1901. Cette importation d'or releva le niveau da stock mouétaîre; en outre, en 1903, l'en" continua à affloer aa Japon bien que la balance fût beaucoup plus défavorable qu'es 1902 ; l'importation de l'or s'éleva à 25. 355.369 yens contre nne exportation de 16.698.229, l'importation et l'exportation de l'argent étaient à peu près égales 2.452.099 yens contre 2.302.969 yens. En 1904, la balance est toujours défavorable, l'exportation de l'or se monte à 106.0^.364 yeos contre une iiaportatîoB de 5.456.322 yens, l'exportation de l'argent s'élève à 1.759.764 yens contre une importatio'D de 28.490.321'.
Ea résumé le tiouveroement japonais a donc éprouvé des difficultés assez grandes pour conserver sa réserve d'or en face d'une balance commerciale défavorable, il n'a pu te faire qu'en faisant des achats d'or à l'étranger. Mais cela lui aurait été absolument impossible si les chiftres indiqués plus haut exprimaient réellementla dette duJaponvis-à-visderétranger; ces chiffres ne tiennent pas compte des frets ; or ces frets se sont élevés en 1902 à 13 mil lions ponr l'esportatian, A. 9 millions pour l'importatioD, en 1903 à 14 millions pour l'importation eti 18 millions pour l'exportation'. En outre, poar counattre exactement la balance commerciale, il faut tenir compte de l'or apporté auJapoa par les visiteurs étrangers qui deviennent cbaqoe année de plus «a plus nombreu-i.
Après avoir examiné les effets de l'adoption de l'étalon d'«r sur la circulation monétaire, il nous faut envisager les effets du changement d'étalon sur le commerce extérieur du Japon; aoos nous occuperons tout d'abord du commerce extérteurenvisag^ à
> ÉoonontUte Européen du 27 fânier 1906.
^ Rapport* oonmlairet franfaU *ur U ttommeroe du Japon en IM9 et 1908.
„Googlc
un point de vue général ; puis nous eiaminerons les effets de laréforme monétaire sur Le commerce japonais, d'une part avec les pays à élaloo or, et, d'autre part, avec les pays à étalonargent
II. — EFFET Dt CHANGEUEMT D ÉTALON SLR LE COMVERCE EXTEBIEUK DO JAPON.
Le tableau ' suivant montre quel a été le commerce extérieur du Japon depais l'introduction de l'étalon d'or.
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L'examen de ce tableau nous montre tout d'abord l'augmentation constante et considérable du commerce extérieur du Japoa dans ces buit dernières années : en 1903, il est plus du double de te qu'il était en 1896. Une autre constatatioB qui se présente à première vue, c'est que le chiffre des importations n'a cessé d'être supérieur k celui des «cportations depuis 1896, tandis qu'antérieurement, c'était le contraire qui se produisait. C'est dans la période de 1896 à 1900 que les importations se sont développées dans une proportion très supérieure aux «cportatioDS. Mais dans la période de 1900 à 1903, les exportations ont une augmentation proportionnellement plus considérable que les importations. Ce que nous pouvons déduire de cet exameu rapide, c'est que l'adoption de l'étalon or n'a pas eu pour effet
I Cm cbifl^M sont pris dans t'Éeonomhte fratiçaU du 16 août IWt, p. 229 poar lei annAei 1896 A 1900 (emprunté» au résumé statistique de l'Empire du Japon], dans Im rapports consalaiKs /rancais pour les années 1901-1903 et dans l'Èconomùu Ettt^éen dn 2* téniat i9C6, poor l'année 1904.
768 CHRISTIAN PaUI.TRE.
de nuire au commerce extérieur du Japon. Mais, il nous reste à nous demander s'il a été un stimulant du développement extérieur ou s'il a été un» barrière & un développement plus considérable encore, en supposant que l'extension commerciale du Japon soit due à d'autres causes. En outre, cette augmentation du commerce extérieur japonaiss'cst-elle produite avec les pays • à étalon argent ou avec les pays à étalon or?
L'excès des importations sur les exportations commencé en 1896 s'afiirme d'une façon plus significative en 1897 et devient inquiétant en 1898 en atteignant 111.748.403 yens. Ce chiffre anormal des importations s'explique, tout d'abord, par ce tait que la récolte du riz avait été très mauvaise et avait nécessité l'année suivante des importations considérables de cette denrée; en second lieu, par l'activité commerciale et industrielle qui avait suivi la guerre et quise traduisit par des achats très importants, de machines et de matériel à l'étranger.
En 1900, les exportations ont fléchi et les importations ont augmenté'. Cette baisse dans le chiffre des exportations tient à la situation troublée de la Chine à cette époque et à une mauvaise récolte de la soie. D'autre part, il avait semblé aux commer^ants, d'après certaines indications à l'automne 1899, que l'année 1900 offrirait un champ particulièrement favorable au développement des affaires. Cet état d'esprit eut pour résultat une commande d'une quantité considérable de marchandises à l'étranger, d'où une augmentation du chifire des importations. Cependant, il devint, dans le courant de l'année 1900, bientôt évident que ta sortie du numéraire qui avait déjà commencé à se produire, allait augmenter avec les importations attendues et causer une contraction dans la circulation monétaire, d'où un arrêtégalementdansles importations. Tellesfurent les différentes causes qui empêchèrent le Japun de recevoir son pleindéveloppement en 1900. En 1901 , les exportations ont augmenté et les importations ont subi, par contre, une baisse assez sensible. Les causes de l'accroissement des exportations sontdiverses'.ll faut noter toutd'abord qu'ilyeutune exportation considérable de soie
< Diplomitic «nd Consutir Reports : Report oo tb« Forelga Trade of J«pio for tbe ;*ar 1900 b; H. AtUiui- Kyde-U.v.
' FareigD trade in 1901, The Commerce, 15 mai 190:. Diplomiiic *ad Consnlir Reports : Reporl on the ForeigD Tnida of Jtpao lot Ihe year 1901. b; H. Artbur Uj-de-U;.
grège résultant fie ce que les rubans de soie étaient très demandés sur les marchés d'Eurape et d'Amérique et de ce que la production de la soie eh Italie et en France avait été très faible. En second lieu, la paix rétablie en Chine, permettait la reprise des affaires avec ce pays stimulée par la menace de l'application de nouveaux tarifs. En troisième lieu, la tranquillité rétablie aux Philippines poussait les exportations vers ce pays. Enfin, la fin de la guerre transvaalienne rendait au commerce les bateaux immobilisés pour le transport des troupes et du matériel et améliorait d'une façon générale le marché anglais qui se trouva encore amélioré à cette époque par le transfert des capitaux français d'Allemagne en Angleterre, les capitalistes français ayant été effrayés par les faillites de quelques banques allemandes. Les causes de la baisse du chiffre des importations sont les suivantes : 1» lagrandc quantité de marchandises en souffrance ; 2° la baisse du prix des denrées au Japon causée par ta contraction monétaire; 3° la réaction causée par le développement considérable des entreprises commerciales leti années précédentes et l'affai-ssement général des affaires; A' la hausse du taux de l'intérêt. Malgré ces causes déprimantes, les importations restent supérieures aux exportations; cela tient à l'importation considérable du sucre et du kérosène, causée par )& menace de la mise en vigueur prochaine d'une nouvelle taxe sur le sucre et de tarifs plus élevés sur le pétrole. En 1902, le commerce extérieur subit une augmentation de plus de 21 millions, mais, & l'inverse de l'année précédente, ce sont les importations qui augmentent dans la proportion la plus forte, de 16 millions, alors que les exportations n'accusent qu'un excédent de 6 millions.
Les causes de ce changement sont les suivantes : 6 l'intérieur du pays, un ralentissement considérable dans les affaires ayant comme conséquence un afflux de capitaux dans tes caisses des banques, cet afflux de capitaux ayantlui-même pour effet naturel la baisse du taux de l'intérêt; une mauvaise récolte de riz qui fait augmenter l'importation de cette denrée. D'autre part, les exportations japonaises en Chine ont été contrariées dans leur développement, bien qu'elles accusent un excédent sur l'année précédente, par la baisse de l'argent'. L'année 1903 accuse
1 Rapport do M. Dejeaa, Sacrétaire de ta légation de Francs, sur le commerce du Japon en 1902.