Newmarcb £ 46 millions. i.15d millions
. JevoDS ' £ 80 — i milliards.
. loglis Palgrava 36 ilO — 2.774 millions.
. Monnaie anglaise £ 103, S —
. Martin et Palgrave* ... £ 69 à 75
. Chancelier de l'Echiquier. £ 90 2.269 —
. Monnaie anglaise.. . . . . 93,5
(circulation ' 62,5)
(encaissesde banques. AV)
1903. . Id £ 109 2.748 —
Pour 1903, l'évaluation de la monnaie anglaise porte le stock de monnaies d'or anglaises à t09 £, celui des monnaies anglaises d'argent à 23,8 £ : le stock d'or et d'accent en lingots est inconnu.
' JeTOOi, Inceitigationt on Curreney and Finante, 1868.
* Bulletin de ntatùtiqite du minUlère de$ Finance», novembre 1889, p. 437. HU. John B. Martin et Inglis Palgrave ont déduit 1* «tlear da ïlock d'or en cÎTcn- UtioD des donnéei foDrnies par Je retrait des pièces d'or prérictoriennes en 1889.
* Thiriy fourth Annual Report 6f the Depttty Monter and Comptroller ofth* Mint (1903), Loadon, Stationery Ofllce, 1904, p. Zl, et de FoTille, ÉconomUu Firançai*, 6 août 1904 : La moanaie de Londres et le itock d'oc du Royaume- Uni.
ËDOUABD D0LL&AN8.
lommeot a é(é obteaue cette évaluation du stock d'or anis?
/évaluatioa de la monnaie anglaise a pour point de départ traTaui de M. Rose chimiste et essayeur de la monnaie aoise' sur la vie et le taux d'usure des monnaies d'or, travaux it nous parlerons tout à l'heure & propos du Trai. Depuis les . du 30 août 1889 et du S août 1691, la Monnaie refond les ces d'or légères que te Trai a fait tomber au-dessous du poids tant légal. La proportion de pièces légères était, en 1892, de k 30 0/0 pour les souverains et de 69 à 70 0/0 pour lésdemiverains. Ce taui de mortalité a été réduit depuis à 5 0/0 ir les souverains et à 10 0/0 pour les demi -souverains.
Rose a cru trouver dans le taux d'usure des monnaies r et dans les dépenses afférentes au retrait des pièces lées une base pour une nouvelle estimation de la quantité lie d'or en circulation. D'après les reoseignemenls de la ique d'Angleterre, la circulation des souverains n'a été tii éliorée ni détériorée notablement pendant les cinq demieannées. M. Rose suppose que ce résultat est dû au Coinage , de 1891 : le coût mojen annuel de l'opération a été, pour cinq dernières années, de9.420£. Comme la perte moyenne luelle sur un souverain est de 0,05 d., M. Rose en induit ! le nombre des souverains en circulation doit être de 216.000 £' (chilTre concordant avec l'évaluation de 45 milis faite en 1895). Four les demi-souverains, la dépense luelle moyenne de retrait pendant les cinq dernières années lé de 10.815 £ ; mais il aurait fallu une somme additionnelle 1.200 £ pour maintenir l'état de la circulation : la valeur
demi-souverains en circulation serait donc de 18.300 £; : au total 63.500.000 £ contre 62.500.000 £ en 1895. )e son côté le directeur de la monnaie anglaise' procède à 'aluation suivante.
1 part de l'évaluation de ta monnaie en 1895 :
Thiriy fourih annual report, p. 'j%. Uemorandum b; .M. Rasa, CheniUt and ijer of the Mint.
Thirly f. H., p. 65. Roie : Les pièces aeures D'avant jamais citcnlè etcellas qui, lanl les cinq dernières années, n'oot Jamais Ué en circoUlion ne iODt pas comas dans les estimalioDS données ci-dessja. Il n'exiiU pas de données pour baser atlimalion du montant de ces kecamulaUons. H., p. 81-K.
Goil £ 63.500.000
Emissions d'or laites à Londres (1895-1903). £ 57.680.000
Monnaies d'or venues d'Australie £ IS.îti.QOO
Total en chiffres ronds £ I3S.600.000
dont il faut déduire retraits d'or léger . . . 19.100.000
En comparant ce chiffre avec celui de M. Rose 63,5 £ il reste une somme de 53 millions £ qui a disparu de la circulation : Qu'esl-elle devenue?
Cette fuite annuelle de £ 6 à 7 millions est attribuée par le directeur ^e la Monnaie anglaise, pour 4 à 5 millions, aui Monnaies étrangères qui refondent des souverains pour en faire des monnaies nationales, pour 1/2 million à la bijouterie, pour le surplus aux refontes des buliion leaders et à la thésaurisation des particuliers, des banques eldes Gouvernements étrangers.
A l'heure actuelle, le stock or du Royaume-Uni ne dépasse pas 400 millions £ (deux milliards j/2) et son stock argent 24 millions £ (600 millions) tandis que le stock français, d'après la plus récente évaluation de M. de Fo ville, s'élève à près de "7 milliards, et celui des États-Unis à près de 10 milliards.
c) Élatt-Onii.
Pour les États-Unis nous nous contentons de donner la décomposition suivante de l'évaluation annuelle du Report of the Direclor of tbeMint au commencement de juillet 1903:
AD TBÉSOR.
DAsa
IH tanquH
UdOUlN
.» . loin IMÏ.
DANS la clrcaliUon.
l(7.Hi.»71 B.I0r.S7ï
lO.lM.lM
LlngoU (rBcnt
Doltar» ■rgmC.
1 tM.SlR.Ml
tM.lBI.H9
EDOUARD DOLLSiUIS.
111. — COMPARAISON DB5 ÉVALOATIOHS ET CACSeS DBS UEXACTITUDES DE LA STATISTIQUE DES STOCKS.
Quelle est la valeur de ces évalualioas? Quelle coofiance
ut-on leur accorder?
Ces évaluatioDS n'ont qu'uoe exactitude relative : elles pré-
iteal eotre elles, surtout pour l'argeut, cerlaioes contradic-
D8. Il j a contradictioa entre les évalualioDs générales et cod-
idiction entre les évaluations générales et les évaluatioas
rticulières.
Il y a contradictioa entre les évalutions générales : en 1885,
r exemple, entre celle de M. Otiomar Haupt et celle de Sœl-
Or 16.501 milIloDS 19.150 miltiooa.
Argent 9.686 — 16.U0 —
t une différence de près de 3 milliards pour l'or et 7 milliards ur l'argent'.
En 1895 il y a contradiction entre l'évaluation de la Monnaie 3 htats-Unis et celle de M. Lestey Probyn; ces évaluations, i coïncident pour l'or, difTêrent de près de i milliards pour t^ent : mais celle différence s'explique par ce fait que, tandis e la Monnaie des États-Unis évalue d'une Taçon générale rgent au pair, M. L. Probyn en réduit proportionnellement la leur*.
Ce ne sont pas seulement les évaluations générales qui s* itredisent entre elles; les évaluations particulières qui semmt devoir présenter plus de sécurité viennent contredire chiffres sur lesquels reposent les évaluations générales. Ottomar Haupt par exemple attribue à la France un stock
Il eat Trai que l'ivalualioa de Soetbeer dg cdmprsad que lei ptji d'Europa et
il. Leile; Probjn iTslue l'argent au pair dans les pays i italoa d'argent promeut dit; oiaia il en réduit proportion aellement la Talear, soit dans les paya à e Bjaal cour* Torci, soil dans l'Inde anglaise.
bvGoo(^[c
LA MO.NtlAIE Sr LES PRIX. 59
d'écoa de 3 milliards 1/2. « Trompé, dit M. de Foville ', par des statistiques illusoires (celles des importatioas et exportations d'argent et celles de la coDsommation industrielle des métaux précieux), M. Oltomar Haupt commettait une erreur de plus de iOO 0/0. Il oubliait et il ne faut pas oublier que les écus français, ovAie les causes ordinaires de déperdition auxquelles toute monoaie est sujette, ont eu plus d'une Tois à subir de véritables hécatombes... »
Pour le Danemark, la Suède et la Norwège, les évaluations de M. Haupt dîBêreol rie celles de Sœtbeer'. Pour l'Angleterre '^ les renseignements donnés par le directeur de la Monnaie de Londres le 17 mars 1885 diffèrent de l'évaluation que M. Haupt fait Je la circulation monétaire anglaise la même année :
Or £ 123.309.000 contre £ 111.000.000
Argeol £ 19.877.000 — £ 21.600.000
Pour la France en 1885, les évaluations de M. de Foville sont en contradiction avec celles de M. Ottomar Haupt; Sœtbeer ne les admet ni les unes, ni les autres, trouvant celles de M. Haupt trop élevées en ce qui concerne les monnaies d'or et les pièces de 5 francs et celles de M. de Foville aussi trop élevées relativement aux monnaies d'or autres que la pièce de 20 francs et aux monnaies divisionnaires d'ai^ent'.
Or. . . 4.600 miliioDS. 4.457 millious. 4.200 millioQs. Argent. 2.800 — 3.486 — 3.000 —
Aucune de ces trois évaluations ne coïncide ni pour l'or ni pour l'argent.
Les évaluations de la Monnaie des États-Unis sont les plus intéressantes parce qu'elles sont annuelles et permettraient de suivre, année par année et oation par nation, les mouvements et fluctuations du stock monétaire. Malheureusement ces évalua-
< De FoTÎUe, Économûtt françait, 1904, p. 575. Ea 188G il. d« Pofïlle évilu» ce tXotk. il 2.600 DÙlUons «t en 19(3 k 1.800 millioni. • Hatérisiu, p. 66.
' Mttiiians, p. 65.