I. — ÉTATS-UKIS
a) Commerce extérieur.
En ISSl le commerce extérieur des États-Unis (importations et exportations) s'élevait à 2 milliards; en 1874 à 5 milliards 900 millions et, en 1904, à plus de 12 milliards 200 millions de francs'. Entre 16S1 et 1904, le commerce extérieur des Étals- Unis s'est accru de 600 0/0; dans tes trente dernières années il a plus que doublé, et, dans les 14 dernières années (1890-1904), les exportations se sont accrues de 73 0/0, passant de 4.130 mil-
' Uoniuur offlciet du eommtrce, » fémer 19», p. 1«6.
lions de francs en t890 à 7.128,6 ea 1904, et les imporlalions de 25 0/Opassant de 4.116,5, eo 1890, à 5.179,5 en 1904'.
h) Population.
Eo 1850 la population desÉtats-Uais étaitde 23.191 .876 habitaaU; eo 1870, de 38.558.371 et, en 1903, de 80.372.000 ; o'est-àdire qu'entre 1850 et 1900, en ctoquanle ans, la population américaïoe faisait plus que tripler et elle doublait entre 1870 et
c) Commerce intérieur.
D'après M. E. Tbéry' les Américains estimeraient la valeur de la masse des échanges intérieurs à vingt fois celte du commerce eitérieur, soit 230 milliards de francs pour 1900 ; mais ce n'est là qu'un chiffre curieux qui ne peut nous servir ici parce qu'il ne donne pas une idée du développement des transactions : nous devons recourir à des indices indirects.
1° Un premier indice indirect du développement des transactions peut être cherché dans l'accroissement de la production américaine dans le~ dernier quart du xix" siècle.
Entre 1890 et 1900, la production des trois céréales, blé, maïs, avoine, s'élevait de 877.070.000 hectolitres à 1.249.165.000 hectolilres c'est-à-dire de 42,4 0/0'.
• Buu-Unii.
Commerce extérieur.
lUl ImparUUon 110.T71.4W dollui.
— BiportaUoii laa.ïU.lll» —
1874 Imponatlou HT. 4M. 8» —
{Bulletin, 1902, p. 6.3S).
igSs-lSBr ImporUtlm «*I,I mllUaiu de dollu*.
— EipoiiathHi ÏIM —
l«at-l>04 ImportaUou «»I,I ~
— KiporUtlOD 1.440,8 —
IMH-lWt ImpmtatUw l.Oii.l —
— Eiportatlon 1.410,1 —
(Bulletin de ttMi»tique et de tigiilation du ministère des Finances, 1904, p. 281
et l»», p. ta>).
' E. Thérj, HUtoin économique de l'Angleterre, de l'Allemagne, etc., p.ïW, Èeonomiete européen, 190!.
* Iji surface tolile des exploitations agricoles de 117,4 milliona d'hectares ao 1851) iUit de £14,4 en 1880 et â36,& en 1900 (accroiMement de plus de 50 0/0 de 1880-
9i EDOUARD DOLLÏANS.
Entre 1893 et 1903, la production du coton' s'élevait de 6.664.000 à 10.674.000 balles, s'accroissant de 6S 0/0. La consommalioa, qui de son cAté passait de 538 millions de kilogrammes en 1890 à 914 en 1901 , avait presque doublé.
Entre 1890 et 1902, la production houillère s'élevait de 140.883.000 tonnes à 271.998.000, s'accroissant elle aussi de plus de 50 0/0*.
La production de la fonte, de 9 millions de tonnes en 1890, s'élève en 1903 à 18 millions; celle de l'acier, de 4.346.000 en 1890, s'élève en 1903 à 13 millions 1/2, soit en 13 ans pour la fonte et l'acier un accroissement de plus du double.
La production des textiles se développait plus encore : entre 1890 et 1900, les broches pour le coton subissaient une augmentation de 84 0/0, les métiers & tisser pour le coton de S0.9 et pour la laine de 19 0/0, les métiers de bonneterie de 107,6, les broches à filer et h retordre la soie de 98,5 0/0 et les métiers à tisser la soie de 131,7 soit une augmentation mojenne de 59,90/0 pour l'ensemble de l'outillage mécanique de l'industrie teilile*.
On peut se faire une idée d'ensemble du développement général de l'industrie américaine entre 1860-1900, en consultant le tableau suivant * :
Statistiqae de l'Iadastrie américaine.
Noubre des éUbliBBemenls. . . . 140.43S 353.852 35S.416 SI2.S39
CspiUl
Valeur dee maUriauz employée.
VakQi d«a prodolta (y compris
les rép«rationB et InTaax k
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