PREMIERE PARTIE
LA MESURE DES TARUTI0H8 DD PODTOIR D'ACHAT DE LA ■OlfllAIE.
Le pris est l'eipressîon du taux d'échange des marchandises :
exprime le rapport d'échange qui existe entre tes marchanises et ta marchandise choisie comme étalon, la monnaie; il xprime par suite aussi le rapport d'échange des marchandises Dire elles.
Les variations particulières du prix d'une marchandise douée expriment les variations inverses de la valeur d'échange ou ouvoir d'achat de la marchandise-étalon vis-à-vis de celte larchandise. Les variations générales des prix expriment les ariations inverses de la valeur générale d'échange de la monaie-étalon.
Mais peut-on mesurer les variations générales des prix? Peutn même parler de variations générales des prix et de valeur généale d'échange de la monnaie? La courbe des prix n'est-elle pas
un mythe » ? N'exisle-t-il point en effet « des milliers de prix ont les fluctuations sont indépendantes etexigeraient pour se trauire sur le papier des milliers decourbes '...?» Toute tentative our établir les moyennes de prix parait inutile à certains esfils : la moyenne obtenue n'est pour eux qu'une pure fiction onnant une expression concrète k une chose qui n'existe pas. I. Pieraon va même jusqu'à déclarer dans un article de l'Ècoomic Journal : « Je suis arrivé à celle conclusion que le sys-
« De Foïilld : ÉconomUte frartfaii, 13-80 juin 1903 :
■ Loia de voir l«s prii niircher enMmbln au rn^me pa» comme des soldati qui >iit l'eiercici:, nous les Tojons tvotuer presque aussi confustmeDl parfois que la luledanila rue; les uns montent, les autres descendent et ceui-ci se meltantà }urir pendant que ceui-U s'arrèleot et te reposent >,
LA UONNUB Br LES PRIX. 3
lëme des index numbers oe doil pas élre soumis à tioe reconstruclion, mais ahandonné eotièrement parce qu'il est vicieux dans son principe même ' ».
Pour répondre aux économistes qiji, en posant ainsi la queetioD préalable, nient la possibilité de mesurer les variations générales des prix, il suffit de déterminer exactement l'objet qu'on se propose et de définir le moyen qu'on emploie pour y parvenir.
L'objet qu'on se propose est d'obtenir une e:ipressioa quantitative des variations de la valeur générale de la monnaie-étalon. La somme de tous les prix de certaines unités de produits k un moment donné représente la valeur générale d'échange de la marchandise-monnaie vis-à-vis des autres marchandises, c'està-dire la quantité de biens échangeable à ce moment contre une certaine quantité de monnaie métallique. La comparaison de ces sommes & des époques différentes montre les variations des relations d'échange entre la monnaie et les marchandises.
On appelle « index numbers » les chiffres indicateurs des variations de prix d'un certain nombre de marchandises, pendant une époque considérée et par rapport h une année prise comme base ou terme de comparaison. Pour établir ces index on relève dans les mercuriales les prix d'un certain nombre d'articles de large consommation et on calcule le pourcentage de leurs variations annuelles. Le prix moyen de chaque marchandise durant l'année de base est représenté par iOO. Les varialions de prix de chacune des marchandises qui composent l'index sont exprimées par un tant pour cent d'augmentation ou de diminution par rapport A l'année de base et la somme des index particuliers, divisée par le nombre des marchandises, forme l'index total pour l'année. Le chiffre obtenu ainsi n'est pas une pure fiction : la moyenne est une réalité parce que les éléments avec lesquels elle a été construite sont empruntés à la réalité; elle n'est que le résultat d'opérations portant sur les prix courants des produits cotés sur le marché. Les index numbers n'ont pas la prétention de découvrir la cause des variations qui
' Pianror», Further Consider4itiont on Index Sumbert {Economie J.. March, 1896, p. 127).
tDOLlRD DOLLÊUtS.
ailes dans les rapports de U iDODnue el des prix, mt de représeoter le seos da moaTemeol géoéral s Tarialioas des relalioos qui esîsteol eolre la mar- ODaie et les aatres marchandises : ils exprimeot sans les expliquer, les Tariatioas du pooToir d'achat Dérale d'échange de la mounaie^taloo.
ez, dira-l-on, de Taleur d'échange. Maisqu'enten- ' là? Une qualité inirinsèqoe des objets ou un rt? Vous parlex de valeur générale d'échange de la Js dans quel sens prenez-Tous ce terme? La monune valeur générale d'échange ou seulement des culières, des rapports particuliers avec telle oo telle lodise?
ne, que soulèTeot la nature de la valeur d'échange de cette valeur par les variations de prix, a fait thèses opposées, fortement défendues l'une par l'autre par M. Bourguin. 51. Walsh' a consacré leur scientifique de son esprit i démontrer que la mge était une qualité des objets, qualité semblable ir et au poids. « La valeur d'échange d'un objet î, dit-il, n'est pa<t simplement le rapport d'échange . ]l la déBoil « le pouvoir d'achat d'un objet vis-ie, la puissance qu'il possède de procurer à son proutres objets ». L'ensemble des valeurs d'échange d'un objet forme la valeur générale d'échange de leur susceptible d'une mesure qui ne diUêre pas ml de la mesure des qualités physiques, la longueur
lia au contraire pense qu'un objet n'a pas de valeur mais seulement des valeurs particulières et qu'il l'élaloa idéal de la valeur, mais seulement des meilières. La notion d'une valeur en soi, simple et unité à l'enteadement el la mesure de la valeur diffère înL de celle de la longueur el du poids : « Le pouonnaie n'est qu'un mot, il ne désigne pas une qua- ;ur inlrinsèque, mais un ensemble de rapports qui
ment of gênerai Bxokange- Value. New- York, 1901 (p. 7 1 13, 56,