ET LES PRIX
n'ool rien de cominuD entre eux, n'élant pas des équalioDs entre grandeurs de même espèce ' ».
Nous pensons, comme M. Bourguin, qu'il faut entendre par valeur générale d'échange de la monnaie l'ensemble de ses valeurs d'échange particulières et qu'il n'existe pas, comme le croit M. Walsh, d'étalon général ou idéal de la valeur. L'expression « valeur générale d'échaoge » peut être conservée, si on a soin d'en préciser le sens et de dire qu'on entend par là non une qualité intrinsèque, une puissance mystérieuse des objets, mais l'ensemble des rapports d'échange particuliers d'une marchandise vis-à-vis des autres marchandises. Nous appellerons donc valeur générale d'échange de la monnaie le rapport entre une certaine quantité de biens et une certaine somme de monnaie. Les moyennes de prix mesurent les variations de cette valeur générale d'échange sans prétendre indiquer les causes qui déterminent ces variations. De ces causes il en est qui viennent des marchandises, les unes particulières à telle marchandise, les autres communes à toutes, et il en est qui viennent de la monnaie. Ce sont celles-ci qut nous intéressent d'abord puisqui; le problème que nous étudions est celui de l'influence de la monnaie sur les prix. Parmi les procédés d'établissement des moyennes, il nous faut rechercher et choisir ceux qui répondent plus spécialement à la fln que dous poursuivons. Nous examiaerons donc les différentes catégories d'index numbers, avec ta préoccupation de discerner les procédés les mieux adaptés i la mesure des variations de la valeur d'échange de la monnaie. A cette flo il conviendra d'écarter tout procédé qui accordera à une ou à certaines marchandises une influence prépondérante dans le calcul de l'index et la formation de la moyenne générale, c'est-à-dire qui permettra aux causes parti-
• Boargnin, La meiure dt la caleur et ta monnaie. Laroto, IBM, p. 135 et p. 38, 4t. En réaliU la différence profonde qui «dpare U. Bourguin et M. Wdih n'est pu dans l«ur conception de la valeur intriaaèqae ou extrinsèque, mais toujours relative; elle est dans la conception de la mesure, de l'étalon : tandis que H. IValfh croit i un étalon général ou idéal, l'étalon ne peut, selon M. Bourguin, être que parlicnlier : •... pour chaque marchandise l'étalon monétaire ne permet de mesurer, panni les innombrables Tslenrs de celte marchandise relatiTement à tonles les autres, que sa valeur particulière A l'égard de la monnaie. En ce sens cette mesDie n'est et ne peut être qu'une mesure particulière parce qa'il n'y a que det Talenn parliculiires ••
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EDOUARD DOLLËA^:i.
ères à certaias produi(s de Tausser le résultat ea tnasquaat tioQ des causes générales. Il conviendra au contraire d'adopter procédés qui pourront mettre en relief l'action de ces causes éraies de variation, sans se laisser impressionner par ailleurs n neutralisant en quelque sorte l'action des causes particues.
T les différents procédés de moyennes de prix peuveot se seren deux grandes catégories : les index qui oDl pour objet nesurer les variations du eoàt de la vie et les index destinés esurer les variations de la valeur générale d'échange de la inaie. Ceux-ci permettent d'étudier les relations d'échange e les choses, ceux-là permettent d'étudier l'influence que relations ont sur la coodïtion des personnes. Les uns, les !x << à Gn sociale » comme on peut les appeler, répondent le préoccupation de bonheur humain ; les autres, les index fin objective », à une préoccupation d'ordre exclusivement nlifîque. Les uns, pourrait-on dire, appartiennent à l'écolie sociale, les autres à l'économie politique pure. Selon que désire savoirquellcssont les variations de la valeur d'échange la monnaie ou quelles sont les conséquences sociales de ces ations, oo s'adressera à gne catégorie différente : « autre se est en effet de rechercher quel est le sens du mouvement éral des prix sur le marché, autre chose est de rechercher I est le degré de bien-être dont jouit une population ou une se de la société* ». Le même procédé ne peut servir à me- !r les variations de.la valeur d'échange de la monnaie (point vue objectif) et à mesurer les variations du coût de la vie nt de vue social). Si Ton se place au point de vue objectif, liveau général des prix peut avoir baissé, tandis qu'au point rue social, les mêmes chiffres peuvent amener à conclure que :oùt de la vie d'une classe de la société s'est élevé. A distinction entre les index destinés & mesurer les variais de la valeur d'échange de la monnaie et ceux destinés à iurer les variations du coût de la vie nous donne la divi- I toute naturelle de cette première partie en deux chapitres.
politH/ut, t. I. p. StU). • Le» mîmes prii peuvent nés et des ucrîHces inégaui, et ce ne lODt :i qui cumptBDt pour le bien-être ».