‹ Questions monétaires contemporainesChapitre 42 sur 238 · I.OOO 2.540 4.120 IV. — FBANCE · texte numérisé non relu

I.OOO 2.540 4.120 IV. — FBANCE

Pour \a France, laissant de c6té le commerce extérieur et la population, nous bornerons notre étude au commerce intérieur.

On a cherché à évaluer le chiffre des transactions d'après le revenu des Français ; M. Paul Leroy-Beaulieu, en se fondant sur le revenu évalué à 25 milliards, prétend que le chiffre des transactions serait triple ou quadruple. La masse des transactions serait donc égale à 100 milliards, tandis qu'aux États-Unis on a vu qu'on l'évaluait à 230 milliards*. Ces évaluations n'ont qu'un inlérfti de curiosité.

' Tbéry, op. oit., p. 53,

> U. Tbér; ■ cherché à éttblïr, pour Is Frence, un tableaa de rBCliiiU économiqae comme M. Uulball TtiTait f*il pour l'AngleleFre ; le Toici : SI Ton en crofiit ce tableau, que ff. Théry dn reste ne donne que toa» toulei

100 EDOUARD DOtXËANS.

Les indices iodirecls auxquels nous TerOQs appel ici sodI les suivants :

1* Indices fiscaux du développement de la richesse et de l'accroissement des IrausactioDS.

2* Accroissement des consommations.

3° Développement des moifeas de transport.

4° Développement des opérations de Banque et de Bourse.

1* Indices fiscaui du développement de la richesse et des alfaires : la progression de certains impôts qui sont des sigties indicatifs assez sûrs.

' L'accroissement de l'annuité successorale indique un accroissement de la richesse privée, accroissement quia pour corollaire 110 développement des Iransactions et des échanges. De 5 milliards 406 en 1885, l'annuité successorale (valeurs mobilières, meubles el immeubles) s'élevait en 1899 à 6.766, progressant eu quinze ans d'un milliard, soit de 1/5.

En se fondant sur le produit de l'impôt du timbre, on peut évaluer les effets de commerce en capitaux, et, par là, on a un indice indirect du développement des affaires. En France, le timbre proportionnel est de 0 fr. 05 par 100 francs; mais un effet de 101 francs et un effet de 199 francs supportent le même timbre de 0 fr. 10. Aussi lorsque la recette de l'impôt est de 17 millions, il n'en faut pas conclure qu'on a pu créer 34 milliards d'effets :

réwrTflg, l'acliTilé économique de la France aurait plui qua Iriplé enlra 1840 el 1669 et plu» que dnubld entre 1869 el 1897.

Principaux éléiatuta de l'activité et des rewonrces de la France.

<S40 1869 ie»7 1S40 180» iSfl?

PniialatloiL 14. 174 M.iao is.im

Commeroe fliUriMr 1.441 <.»e T,M4

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AgtlcQltDn (Tslenr appniilDW-

tlve en mllLioni de frana).... 7.000 11.000 11.000

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BnoalMedeliBanqnedePnuio*. I.lll I.IU l.ire BIcbMK publique d'aprè* la tb-

lenr itKMaonU *l.4eB ll«.4ai IH.IU

CatHH d'épargne 1» 714 4,171

LA MONNAIE BT LES PRIX. lOi

ce chiffre est exagéré et doit subir une défalcation que M. des Essars fixait à 10 0/0 en 1892 et M. Gaudin ' en 1902 à 17 0/0. M, Gaudio a relevé dans des bordereaux de papier tout venaat 2.500 effets de commerce formant ensemble une somme de 600.000 francs; puis il a calculé quel timbre .chacun des effets devait payer en appliquant successivemeni le tarif français, le tarif anglais, etc.. Sachant que 600.000 francs d'effels devaient payer un droit de timbre 358,05 en France, il lui a été facile de cooaattre, par le produit de l'impôt, le chiffre annuel en capital des effets de commerce créés en France et la progression du chiffre des effets de commerce français qui, dé 34.972 millions de francs en 1891, s'élevaient en 1900 k 28.826, soit un accroissement de 16,6 0/0.

2* Un accroissement des consommations implique un accroissement des ventes et des achats. Nous donnons ci-contre le tableaudes quantitésconsommées en France en 18S0, 1875, 1900 et 1902 pour neuf articles* (froment, pommes de terre, sucre brut, vin, alcool, Ihé, café, cacao et coton).

FromeaT. hect. eS.flTl.TJl 98.791.752 116.452.825 119.215.000

Pommea â« terre, qmot. 56.282.341 92.030.130 121.098.620 110.225.902

Sacre brut quint. 1.142.256 2.642.480 4.757.980 4.978.312

ViM hsct. 43.568.541 74.763.045 70.666.000 42.281.000

Alcool hect. 638.000 1.065.000 1.783.000 1.259.000

Thé kiloB. 91.610 336.433 1.079.389 936.310

C«M... kUoa. 16.345.440 47.994.893 81.988.186 85.818.920

Cmm kilo*. 1.982.213 8.723.349 17.450.901 19.248.810

Coton kUo«. 59.272.880 101.339.160 168.882.442 188.062.000

Si l'on examine ce tableau on reconnaît qu'entre 1850 et 1875, comme entre 1875 et 1900, la consommation de ces différents articles s'accroU dans des proportions importantes : de 2 k. 35 par habitant en 1870, la consommation du froment passe en 1875 à 2,69 et en 1900 à 2,99. Celle des pommes de terre de 1 q; 58 (1850) s'élève à 2,50 eo 1875 et k 3,13 en 1900.

I Journal de la SoMti de MMittigue, février 1903. Ce chiffre de 17 0/0 no «ut que pour la France : c'est aoe erreur qne de l'étendre ani pafB étnagen, puisque ce cliiffre de 17 0/0 a été obtenu en calculant le droit de timbre sur dei effets

* ÂMnuairt âtatùtigut dt la France, 1902 et 1903.

10S Kdouard dollïans.

Celle du sucre brut de 3 k. 2, en 18K0, passe à 7 k. 2 en l87SeU 12.SeD 1900.

Celle du tid, de t h. 21 en 1650, éUil en 1875 de 2,04 et de 1,70 en 1900 (chiffre inférieur à celui de 1875, mais supérieur et celui de 1850). Par contre celle de l'alcool triplait presque, pas* sant de 1 1. 46 en 1850 (quantilé imposée}, à 2,71 en 1875 et à i,66 en 1900.

La consommation du thé s'élevait de 0 k. 5, en 1850, à 0,9 en 1875 et & 2,8 en 1900. De même :

par 100 babltutB. — Cmmo 18â0.. 5,ft 1875. . 2,98 1900. . 45,1

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