C.-S. — L. Brocard
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LA
Par Léon POUER
La plupart des questions monétaires contemporaines soat dominées et même peut-oo dire provoquées par J'élat actuel de la production de l'argent. Ce sont les changements survenus dans les résultats de cette productioo qui ont soulevé, dans les termes où ils se sont posés, les problèmes des changes et du monométallisme. Or, on a l'habitude, le plus souvent, en celte matière de ne prendre comme base des études théoriques que les données statistiques de la production sans s'enquérir suffisamment des causes qui ont pu provoquer les modifications de ces données. On pari du Tait sans en analyser le contenu.
Il y aurait pourtant intérêt, en ce qui concerne l'accroissement de la production de l'argent, à savoir pourquoi cet accroissement s'est produit, à chercher surtout s'il constitue un phénomène accidentel, lié à des causes accidentelles ou s'il est destiné à durer. On se trouve en présence ici d'un phénomène dont les conséquences ne peuvent être pleinement appréciées que si l'on est fixé sur ces divers points. Mais on est obligé de remonter pour cela à la racine même de ce phénomèDe, c'est-à-dire aux conditions techniques dont il dépend.
Ces conditions sont en général tout à fait ignorées des «économistes. On les entend couramment parler des mines d'argent, par exemple, et du coût de produclioo de l'argent, alors que la simple connaissance de la situation actuelle de l'industrie argentifère nous fera savoir qu'il est à peu près impossible aujourd'hui de déterminer le coût de production du métal blanc, et