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Actuellemeat doDC, on peut être fondé à penser que 48, S 0/0, de la production de i'ai^ent provenant de minerais de plomb argentifère, et que 22,1 0/0 de la production, étant extraits de minerais de cuivre, od a un premier total de 70,6 0/0 de la production d'argent aux Etats-Unis où l'argent n'est pas produit en qualité d'objet unique de l'extraction.
Reste le quartz :29,4 0/0 de l'argent en provient. Est-ce à titre de produit unique ou associé avec l'or?
Il est impossible de répondre, à l'aide des matériaun dont nous disposons, à cette question. Cependant nous savons que, en 1887, une enquête du dîreclor of the mint sur le coût de production des mines produisant directement et uniquement de l'argent, établissait que J55 mines produisaient une quantité de 17. 655. 387 onces d'argent représentant 43 0/0 de la production totale des États-Unis.
D'autre part, nous avons le tableau suivant, indiquantvsur un espacede onze années, l'évolution survenue dans tes rapports à ta production totale, des sources diverses de l'argent :
Tableau VI.
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Par ce tableau, on voit donc que les rapports de la production de l'argent par source minérale, à la production totale des États-Unis, se sont modifiés au bénéfice des plombs et des cuivres argentifères et que la proportion de l'argent extrait des quartz qui était en 1891 de 49,2 0/0 contre 60,8 0/0 pour les autres sources, est devenue en 1902 de 29,4 0/0 pour les quartz contre 70,6 0/0 pour les plombs et cuivres argentifères.
Il est permis de penser que l'article extrait des quartz ne constitue pas toujours le produit unique de leur traitement et que les pour cent correspondant à cette origine ne se rapportent pas à une production ayant l'argent pour objet exclusif. Dans les quartz
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se trouvent le plus souvent associés, aux Élals-UDis, l'argent et l'or, et l'examen du tableau précédent laisse découvrir deux raisons de croire que l'argent issu des quartz n'en dérive pas à l'heure actuelle, à titre de produit uui'[ue.
En effet, en suivant d'année en année, de 1891 à 1902^, le chiffre des pour cent relatifs i cette source argentifèreon remarque d'une part, de 1891 à 1897, une cbute brusque de 49,2 0/0 à 21,3 0/0, et d'autre part, à partir de 1897, une reprise continue de 21,3 0/0, à 29.4 0/0.
Or, la chute brusque après 1891, doit s'expliquer très probablement par lachule rapide et définitive de la courbe des prix de l'argenlqui commence en 1890 et avec laquelle elle coïncide'. Cela signifierait, à mon sens, que l'avilissement de la valeur de l'argent a dû provoquer, à partir de 1891, la fermeture des exploitations de quartz uniquement argentifères. Dès lors, le pour cent réduit relatif à l'argent des quartz correspondrait à des quartz traités en même temps pour l'argent et pour l'or.
Cette déduction se trouve d'ailleurs appuyée par noire seconde remarque. La croissance continue, pour le quartz, des pour cent de 1897 k 1902, correspond k une augmentation continue dans le chiffre de la production aurifère des Ëtals-Unis, qui est passé pendant celle périodi' Je 2.774.935 onces à 3.870.000 onces, sur lesquelles, 3.300.000 t>nces environ. provenaient des quartz et seulement 600.000 onces environ des placers.
On peut donc admettre que la plupart des exploitations de quarlz argentifères sont en même temps aujourd'hui des exploitations de quartz aurifères. Sans doute l'importance respective de l'un et de l'autre des deux métaux précieux dans ces exploitations doit être fort variable : quelques cbiffres nous permettent de le soupçonner. C'est ainsi que le Colorado qui tire des quartz 3.476.192 onces d'argent, en tire aussi 1.348.046 onces d'or. La Californie donne même la proportion de 612.000 onces d'or contre 168.000 onces d'argent issues des quartz. Mais, en revanche, le Montana, pour i.160.000 onces d'argent, ne donne que 191.000 onces d'or tirées des quartz, et le Texas a même des quartz strictement argentifères qui produisent 146.000 onces.
L'argent est donc tiré du quartz, tantôt à titre unique ou prin-
■ V. infrà, diagramme, p. 2TS.
cipal, tantôt à titre complémentaire et taatôt comme sous-produit. Comme pour l'argeat estrait des mioerais de plomb ^l de cuivre, les deux derniers cas sont vraisemblablement les plus fréquents, et le chilTre de la commission mexicaine qui fixe au onzième de la production des Étals-Unis, la quantité d'argeol qui y possède encore la qualité de produit unique principal, parait somme toute assez admissible.
En ce qui concerne (e Mexique, les chiffres de la commission monétaire mexicaine ont été certainement établis avec les éléments les plus complets qu'il fût possible d'obtenir. Les annexes du rapport de la 2* sous-commission nous donnent d'ailleurs sans doute, au moins en partie, les éléments qui ont pu servir de base à son évaluation de la production non subsidiaire de l'argent. Ils sont évidemment très insuffisants pour calculer avec exactitude la proportion relative des quantités d'argent produites en qualité de produitunique ou essentiel et en qualité de produit accessoire ou subsidiaire, mais ils permettent cependant de juger la valeur du chiffre d'évaluation que l'on a vu précédemment. Nous trouvons tout d'abord, dans les annexes de la deuxième sous-commission, le tableau suivant :
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