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DPRPNNEEN PEER
PROBLEMES DE L'HEURE PRESENTE 7
pement rapide de notre ville, mais si l'on y était allé, dans le temps, avec
prudence surtout lorsque l'on décida d'utiliser notre aquedue comme géné-
rateur hydraulique et électrique artificiel, une simple inspection de notre voisinage aurait fait songer à nos administrateurs d'acquérir un pouvoir naturel, au lieu d'entreprendre l’exécation d'un projet qui était tout simplement un défi à la nature,
A l'époque où ce projet fut décidé, l'on aurait pu se rendre maître du pouvoir du Rapide des Cèdres, pour la moitié de ce que cet aquedue va nous coûter, et développer à même ce pouvoir une énergie considérable, Cela ne nous aurait non seulement épargné des millions inutilement engagés dans l'’entreprise actuelle, mais nous nous serions trouvés en possession d’un pouvoir pouvant développer jusqu’à 125,000 C.
V. De cette énergie nous aurions pu en extraire le pouvoir nécessaire pour alimenter notre usine de pompage, nous assurer une usine d'éclairage peu coûteuse qui nous aurait permis de vendre plus de 90,000 C. V. aux citoyens de Montréal. À part que nous aurions été ainsi en mesure de réduire pour le consommateur le coût de l'éclairage, nous aurions également pu diminuer, par le fait même, notre dette et partant, nos charges d'intérêts.
Chacun de nous se rendra compte des méthodes extravagantes et primitives apportées dans ce plan d'élargissement quand il saura que l'augmentation de la taxe de l’eau a été nécessitée par les dépenses exagérées auxquelles cette entreprise va nous conduire, Il reste à savoir quelle sera la situation, si l’entreprise, telle que conçue par nos ingénieurs, est complétée.
Il semble plutôt étrange que ceux qui ont préconisé la réduction du tarif de l'eau, pour le service fourni par la Cité, à un prix" qui est beaucoup plus bas que le coût de la production, sont
ceux-là mêmes qui font silence sur le fait qu'un très grand nombre de nos concitoyens reçoivent leur approvisionnement de la Montreal Water & Power Companr, au taux de 71407 du prix de leur lover. Malgré que la question d'exproprier la compagnie a été fréquem ment soulevée, il n'a été rien fait dans le but de remédier à la situation. Nous devrions, d'après sans plus tarder cette question, et la régler, afin de pouvoir charger ensuite un tarif uniforme aux citovens de toutes les parties de la Cité, Le revenu de 5; que nous pourrions percevoir des districts actuellement desservis par la Montreal Water & Power Company mettrait, je crois, la ville en mesure d'acquérir à un prix raisonnable, la propriété, et payer même l'intérêt et le fonds d'amortissement sur cet achat.
L'opinion que l'on se fait qu’une ville ne devrait pas chercher à faire du profit à même la taxe de l'eau est très contestée, Il y a ceux qui prétendent que cette taxe est la seule taxe payée par un grand nombre de citoyens à la fois, ce qui permet ainsi à tout le monde de contribuer à l'entretien de la Ville et aux améliorations générales dont tous bénéficient. Si l’on accepte ce raisonnement logique, il faut conclure que ce serait par conséquent, une erreur que «le réduire la taxe de l’eau au coût actuel. Je pourrais faire remarquer, à ce propos, qu’un bon nombre de villes exploitent avec profit leur département d'aquedue, notamment la ville de Saint-Louis qui a réalisé, de ce chef, l'an dernier, la jolte somme de $850,000,
moi, aborder
Réduction des salaires.
En face du problème sérieux que comporte un déficit des charges d'’intérèts élevés et une vaste liste de salaires, il appartient aux citoyens d'insister pour que ceux à qui ils confient le gouvernement de la Cité, administrent
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leurs affaires, avec la plus grande économie possible,
Le nommé il y a quelques mois pour enquêter et faire rapport sur les meilleures mesures possibles d'’économie que l'on pouvait adopter, a fait part de l'espoir qu'il entretenait de pouvoir économiser $619,295, dans l’administration des départements. Malgré que les méthodes adoptées dans le but d’en arriver là peuvent être sujettes à discussion, il y a leu de mettre en doute la sagesse de certaines réductions projetées.
Comité
Je mentionnerai particulièrement les réductions suggérées pour les départements de Police et des Incendies, où l’on se propose de réduire les dépenses de $100,000 et de $65,000 respectivement.
A part l’espoir que l'on exprime de pouvoir réduire les dépenses du département des incendies de $65,000 sans nuire à son bon fonctionnement, l’on ne nous donne aucune information quant à la façon dont cette économie sera réalisée. L'économie dans le département de police est supposée être effectuée au moyen de réductions dans le personnel; soit #60,000 à la suite desl vacances en 1916 et #40,000 par les vi-| les qui se feront on 1917. À mon point de vue, ce procéaé est absolument condamnable, département aussi bien que celui des incendies occupe une| place trop importante dans notre vie
car sc
| ‘domestique ct notre existence sociale, | pour permettre que l’on intervienne!
lans leur fonctionnement. Leur champ d'action est déjà par trop limité. Cha-|
cun de nous comptons en effet sur l’ef-| ficacité parfaite de ces départements,| pour Ja sécurité et la protection de nos foyers. Malgré que notre corps de po-| déià
à insuffisant, on se
Lee soit déia ineuffisant, on se prono
se de le réduire davantage. Cela ne devrait pas être fait, car ce ceruit sim-
nrono-l un
| ; : ie rs | un terrain quelconque évalué à
plenient mettre en péril la vie de nos
concitoyens et Ja sécurité de leurs denieures, Le seul moyen pratique.
A moins que l'on ne confie à des
hommes qualifiés, Ja tache d'enquête sur le fonctionnement de toute notre orwanisation municipale, d'indiquer suite un svstème convenable, de façon à nous assurer une administration efficace et économe des départements, rien ne pourra vous garantir ou même vous permettre de penser que l’on a adopté une méthode pratique d'économie dans notre administration municipale. C’est que les citoyens de Montréal devraient exiger, c’est ce à quoi le budget de l’an prochain aurait pu prévoir, sans cela, il n’y a pas lieu d'espérer que nous économiserons dans les salai-
en-
| res et les dépenses générales d’adminis-
tration. Dès 1908, dans un discours que je faisais aux contribuables de cette ville, je préconisais une échelle de salaires basée sur la compétence de l’employé et sur une durée fixe d'emploi.
C’est encore là un point sur lequel il serait nécessaire d’avoir recours à des experts.
Une taxe qui n'en serait pas une.
Un autre moyen d'augmenter notre revenu, suivant les méthodes modernes, serait de mettre en application ce qui est sénéralement connu sous le nom de:
‘Unearned Increment Tax’? (taxe d'’ac En réalité n'est pas une taxe mais plutôt une contribution imposée aux accroissements de valeur du terrain non «les à des causes sociales,
l'initiative
croissement). ce
immeubles— dûs et l'effort
l'individu, bien à des causes qui sont hors de conlu propriétaire.
non à
ou à de mais
trole du Cela veut dirt que si vous achetez un lopin de terre à
nosetiliez Î
aup vaons
un certain prix, et que vous le revendez à in prix plus élevé, il vous sera chargé
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une contribution sur le profit que vous! téotique, €
réalisez, au-dessus d'un certain pour-| centage, tenant compte cependant de vos dépenses en taxes, ete, sur le terrain, pour le temps que vous l'avez! eu, Le raisonnement est celui-ci: puisque votre terrain a sugmenté en valeur et en importance, par suite du progrès et du développement de votre ville, et sans aucun effort de votre part, il n’est que juste que ja ville elle-même — c'est-
en
à-dire vos concitovens en général — recoive une part de cette valeur accrue.
Dans la mise en application de cette taxe en Angleterre, on alloue un profit de 10€;
n'est
, ‘de sorte que la contribution perçue que sur les profits additionnels, Je suppose par exemple que vous vendez
une propriété VOIS
avez au prix de, où qui à été évaluée
que
au prix de #100,000, et pour laquelle vous recevez $150,000, votre profit serait naturellement de &50,000. La taxe!
ne vous serait cependant imposée que sur les 50,000, puisque l'on vous accorderait tout d'abord un profit net de 106%, e'est-à-dire, dans le présent eas, de part que l'on tiendrait compte des taxes que vous avez payées sur cette propriété. En Angleterre, on impose une taxe de 20€° sur la balance des profits. L'on se propose de faire l'essai de cette innovation à Montréal, en fixant cette taxe d'accroissement à| 2120; seulement, sur la valeur | ce qui semble raisonnablement bas, at
accrue
tendu la valeur que le terrain a atteinte, est due en réalité aux améliorations faites par la Ville ou à l'accroissement et la prospérité de sa papulation, et qu'elle devrait, par conséquent, contribuer de quelque facon à adoueir le sort des citovens en général.
que
Une autre souree de revenus dont
pourrait bénéficier Montréal pourrait venir des terrains que la ville a acquis
tie
sement de rues, ete, En Europe, c'est
la coutume d'accorder un bail emphy-
uvrant une période de 50 à 99 années, ce qui aiderait encore au progrès de notre population.
Toutes ces questions doivent être réglées imédiatement et soumises à l'approbation de la Lévislature, dès la prochaine session, si bénéfi-
de
nous voulions
cier de ces réformes dans le cours l'année prochaine,
Je suis sûr que jes citoveus de Montréal qui m'ont honoré de leur mandat, dernier, s’attendent à
profite de
d'avril que je
au mois
l'occasion
ce qui m'est offerte de leur définir ma position sur les graves questions qui ont débattues par nos administrateurs, durant Je suis savoir quels sont les motifs qui me font agir, particulièrement en ce qui concerne l’une des
les plus discutées, je veux
été
derniers six mois,
voudront
les
sûr qu'ils
parler de celle qui a trait à un renouvellement de franchise pour le tram- WiiV.
Je les énumérerai, non pas tant pour
défendre l'attitude que j'ai prise, que pour élucider esrtains points qui peu vent ne point vous paraître clair, et pour démontrer qu'en tont temps, j'ai été conséquent avec les promesses d'a-
vant les élections.
Ce que j'ai promis
J'ai déclaré, avant mon élection, que je servirais le peuple honnêtement et me Jaisserais ut guider ni influencer par les écrits de certains journaux dont le but est de soulever les préjugés populaires, et que Je ferais ce que je considère être mon devoir vis-ä-vis le peuple, lors même actions augmenteraient ou diit ma popularité.
A ce propos, je pourrais faire remarquer que trop souvent les représentants du peuple se laissent entraîner, dans leurs décisions, par des sentiments de popularité, plutôt qu'ils se laissent guider par l'aspect impartial d'une ques-
salis crainte, ne
que je
que mes
minucor:
tion ou l'effet que telle mesure qu'ils mt à étudier, peut avoir au point de vue des intérêts de la Cité,
A mon point de vue, que ce soit un vote on une piastre, toute autre considération celle du ou du mau- < coté d'un sujet que l'on diseute, malhonnete et fausse,
que bon
est
J'ai déclaré avant mon élection, que nous était présenté un projet de réglement de la question de tramway, qui me paraîtrait raisonnable, je m'’opposerais à ee qu'il soit soumis au peu-
S'il
ple parce que je ne voulais pas fournir l'occasion à une certaine presse à gawes d'exploiter les préjugés populaires surtout quand je savais comme vous tous, d’ailleurs, qu'en 1904, un projet de contrat avait été rejeté par le Conseil, à la suite de la campagne d’agitation que l'on avait menée contre le projet.
Ceux des échevins qui dans le temps votérent contre le projet, confessèrent que le contrat qu'ils étaient appelés à ratifier était exceptionnellement favorable à la Cité, qu'on pouvait diffici-
lement en obtenir un semblable plus tard, mais placant leur intérêt personnel au-dessus des intérêts de la Ville, is avouèrent que par suite de l'agitation faite autour du projet par une certaine ils avaient craint, en en favorisant l'adoption, de s’exposer à une défaite aux élections prochaines Et cependant, si le contrat d alors avait été passé, la Compagnie des Tramways serait aujourd'hui aux mains de la Cité, parce qu'elle n'aurait pu faire face aux obl'gations que le contrat lui imposait, tellement les termes en étaent onéreux. Je d'opinion qu'un referendum sur un contrat raisonnable, ce n'ekt ni plus ni moins que de jeter le contribuable dans Ja gueule lu loup.
J'ai été l'objet de violentes ques de ja part d'une certair
presse,
sus
attaseetion
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de la presse quotidienne, évidemment à eause de mon attitude sur la question du tramway. Ce soir, dépouillé du prétendu privilège que me confè rent mes fonctions de Commissaire, à l'ombre desquelles on m'aceuse de m'’abriter, je suis prêt, dans l'intérêt pu blie, de répéter en détail, tout ce que j'ai déjà dit au sujet des projets néfastes du groupe qui finance, qui controle et qui épouse la politique de ces jurnaux, que je qualifie de banqueroutiers au point de vue moral et finanvier, 11 est hors de tout doute, que leur attitude est franchement contre le tramway, comme il indéniable que cet antagonisme n'a pas pour but l'intérèt du peuple, Je me contented'attirer votre attention, un moment, sur les individus qui sont au fond de eete campagne de dénigrement et qui ont adopté la devise hrpoerite: ‘franchise raisonnable pour le peuple'”. Et n'oubliez pas que leurs efforts pour obtenir au peuple un contrat raisonnable, ne se limitent uniquement qu'à la question du tramway.
Quelque flagrantes que soient les transgressions commises par les autres détenteurs de franchises, l’horizon de ve groupe n'embrasse que la question du tramway et il ne peut en être autrement.
est
rai
La‘:
Saluons d'abord dans ce groupe d'individus, devenus notoires par leur opposition au tramway, M. Falconer, GR président de la Fair Franchise League.
L'activité que ce monsieur a déployée en rapport avee cette organisation, remonte déjà à quelques années, et l’on suit qu'il a consacré beaucoup de temps à l'étude de la question et à la propagation de ses idées.
I v a un point cependant, sur lequel je trouve que son attitude est inconsé quente. Si en effet, la question des ‘franchises raisonnables‘ pour le peu-
Fair Franchise League’’
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ple, est le seul but qu'il poursuit, pour quoi son association ne s'oceupe t-elle pas de faire opposition au merger de la Light Heat and Power Company qui a dilué son stock de #57,000,000, I] semblerait qu'en léclarant que son seul but est l'intérêt des citoyens de Montréal, son silence sur cette question est pour le moins étrange.
J'ignore M. Falconer a quelque parenté avec la direction du ‘Daily Mail?’, mais en tout cas, ce journal est l'organe de cette ligue, ou bien, par action commune il agit comme tel,
Vient ensuite, M. Dorsev, bien connu du publie, comme ayant été le génie initiateur de la transaction de l'Hôtel Carsiake, par laquelle il devait, demi-mil-
si
si
avee ses amis, empocher un lion de l'argent du peuple canadien.
M. Dorsey fait également partie du groupe d'hommes du ‘Daily Mail’' & ‘News'”, et il a des ambitions de ‘‘franchise”? à lui. Lui, et ses amis, avaient un projet d'autobus eomportant une franchise de trente ans, et une garantie par la ville ue $3%,000,000 de débertures de la compagnie. Je trouve étrange que la ‘‘Fair Franchise League'' n'ait fait aucune démarche dans le but d'empêcher la passation de ce contrat et qu'elle n'’ait pas jugé à propos d’exiger une expertise pour ce projet qui échoua en dépit des effo:rs de ses amis.
Pout on s'attendre à ce que cet humme accepte avec un esprit serein la déconfiture qu’il a subie, aussi longtemps qu'il emploiera les colonnes du ‘Mail’?
et du ‘News'® pour tromper quelques milliers de lecteurs,
leurs
11 y a également les co-éditeurs de ces journaux, dont les fonctions principales semblent consister à entortiller les faits, dire des demi-vérités, e’est-à.
dire à employer le moyen le plus abject de mentir, de vilipender et de diffamer ceux qui ont l'audace de s'oppo-