SC H
leur argent est sûrement bien gagus.
MeXab est un ancien serviteur du ‘Star’ et sa scission avec son ancien
patron doit certainement avoir été pour lui un événement agréable, à en juger par le ton de ses écrits éditoriaux.
Quant à Nivchols, son nom a été souveut mentionné en rapport avec certai nes complications artistiquement coneues dans la scandaleuse transaction de la rue Drolet,
Lorsque ces conspirateurs de métier m'attaquérent dans
pour a première fois je leur écrivis, et leur de mes ‘lénéga-
Dans cette let.
leurs journaux, démentant leurs mandant de reproduire tions. - 11s refusèrent.
tre, je leur disas:
‘C'est du peuple que J'ai reçu le ‘‘mandat d'administrer les affaires de ‘‘la Cité et c’est pour lui qu’elles se- ‘‘ront administrées aussi longtemps que ‘je serai ici, et non, pour le bor. plai- ‘fsir d'une section de la presse sur la- ‘‘quelle ma ‘‘manie’’ de soupçonner a ‘‘eu un effet alarmant. Je ne déticus ‘aucun mandat du ‘‘Daily Mail’? ou ‘‘de l’‘Evening News'’’, et si mon ac- ‘‘tivité vous a mis mal à l’aise, vous ‘‘n’en êtes pas à bout, car cette acti- ‘‘vité ne se démentira pas un seul mo- ‘‘ment. Je ne dois rien à vos jour- ‘‘naux, mais ceux-ci me doivent, en ma ‘‘qualité de Commissaire de la Cité, un
ASSertIOons
‘‘traitement honnête, Vous n'êtes ‘‘évidemment pas capables de faire
‘‘honneur à cette dette.’
Tels sont ceux qui emploient les colonnes du ‘‘Daily Mail’’ et de l'“‘Evening News’’ pour mener contre le bienêtre du peuple, la croisade la plus vile qui ait jamais été menée.
Intérêts financiers rivaux.
Ayant découvert le point faible de leur défense, j’encourus leurs malédictions à la suite de la déclaration que
je fis dans ma lettre aux électeurs de Montréal, après mon élection, au commencement d'avril dernier, Je fis alors allusion aux préjugés soulevés par certains groupes de capitalistes qui faisaient passer leurs intérêts personnels avant ceux du peuple, Apparemment, le chapeau à dû faire à un journal de cette ville, car depuis il en est resté coiffé, Je réitère jei ce que j'ai déjà it au Bureau des Commissaires, à l’effet que ves journaux persisteut à se maintenir avec perte d’argent, tout simplement dans le but de retarder le progrès des négociations. Que leur importent les besoins du peuple, les besoins des districts qui ne sont pas traités d'une facon équitable ou avantaueuse au point de vue des tarifs de passage, pourvu qu'ils puissent atteindre leur but.
Le règlement de la quest'on du tramway
En ce qui concerne les conditions de règlement de Ja question du tramway, je n'hésite pas à dire ue nous ne pouvons nous attendre à ce que nos tarifs de passag soient améliorés; nos taux comparés à ceux des autres villes, sont inférieurs — à l'exception de ceux de Detroit et de Cleveland, villes qui ne recoivent aucun pourcentage, mais on doit prendre en considération que l’exploitation du service de tramways à Montréal, par suite des conditions climatériques, obstruction et enlèvement de la neige, est beaucoup plus difficile que dans n'importe quelle autre ville.
Quant à ce qui concerne Cleveland, je suis informé que le service souffre du fait même de l'abaissement des taux, ce qui ne laisse aucune marge pour l'amélioration du service, Dans la plupart des autres villes américaines, le taux habituel est de 5e, net.
A Boston, aujourd'hui, nous voyons que les compagnies de tramways sont en mauvaise posture financière et incapables de payer des dividendes, malzré
PROBLEMES DE L'HEURE PRESENTE
qu'elles opèrent sur une base de cinq sous et qu'elles n'aient à verser aucun pourcentage, Elles n'on. pu mettre quoi que ce soit de côté pour la dépréciation ou l'amélioration du service, et cest ce qui les a fait s'adresser récemment à la Commission des Services Publies pour chtenir l'autorisation d’augmenter leurs revenus, sans quoi elles se verront aceculées à Ja faillite,
Ce qu'’it nous faut.
Ce que je voudrais, c'est que les taux actuels s'appliquassent à toutes les parties de l'Île qui ont été ou qui peuvent être plus tard annexées à la Ville, en deeà de Ja zone s'étendant des limites de Ja ville de Lachine aux limites du quartier Mercier, et du Saint- Laurent à la Rivière des Prairies: je voudrais que par arrangement spécial, l'on fixät une échelle de taux pour toutes les municipalités en dehors de cette zone qui pourraient tôt on tard ètre annexées à Montréal et que, dans le cas où une entente ne pourrait avoir lieu à ce sujet, au moment de l'annexion, la question soit référée à la Commission des Utilités Publiques.
Pourcentage.
Quant aux pourcentages que l'on pourrait exiger, advenant que les taux soient fixés tel que mentionné plus hant, je considère que 57, des recettes brutes serait une contribution raisonnable, L'on ne se rend peut-être pas généralement compte de ce que cela veut dire, Aujourd'hui, nous vollectons en movenne 7% sur le réseau, opéré en vertu du Règlement 210, mais le projet de 5€, doit s'appliquer à tout le service couvert par la franchise, pour laquelle nous négocions actuellement, La ville profiterait sans contredit, d’un arrangement qui comprendrait une réduefion de taux pour Îles quartiers des banlieues, une amélioration dans Île service et un pourcentage de 5C7 des recettes brutes de tout le réseau, pourcen
PROBLEMES DE L'HEURE PRESENTE
ne,
devrait égaler pour le moins,
age qui
e chiftre de Pecottes que nous touactuellement, considérablement aug
nentées dans l'avenir,
chons de Ja compagnie
lesquelles seront à mesure que Ja ville se développera.
Ces améliorations affecteront directement Jes classes movennes de notre poleur permet tront d'habiter dans des districts plus “loignés, où Je terrain et la propriété sont meilleur marché, et où existent de plus grandes facilités d'exis tenve, Je dois remarquer ast le plus élevé qui soit chargé dans n'importe quelle ville de l'importance de Montréal, aux ‘otipagnies, mais un grand nombre de aujourd'hui préfèrent un servià une taxe sur les recettes.
Éa on ve qu'elles
et le lever faire que ce pourcentage de ot
villes ce amélioré
Ce qui m'a porté à croire qu'un pourcentage de 36, constituerait une contribution suffisante sur les recettes se trouverait à subir une perte par suite de l'abaissement ‘2s taux pour les districts Tà où ces taux sont plus élevés aujourd'hui.
Ce prejet, ajouté à celui qui consiste à imposer une taxe de 5% sur les re.
cettes brutes des compagnies d'utilités publiques, qui ne contribuent en aucune façon au revenu de Ja ville, placerait uos compagnies d'utilités publiques sur un pied d'égalité,
A propos de Ja question du tarif et les distances, en rapport avec les services traction électrique modernes, permettez-moi d'attirer votre attention sur la facon dont elle est réglée en Eu TOpit
Le tarit à Paris,
n est
à Londres et à Borproportionnellement plus élevé que chez nous, les distances que l’on franchir avec un seul billet, sont “amparativement plus courtes que celks que nous franthissons à Montréal, et en
peut
"es dernieres
années, On à mis fin au
hrutes, c'est le fait que la compagnie |
svstenme CRT
nements
de correspondances gratuites, laut li
s croire que les gouver-
Municipaux, dans ces trois gites eapitales européennes sont plus réfractaires aux méthodes modernes que chez nous,
puisque conscients des pro rés nc omplis en Amé rique, par les comjaonies de tramways, e'est
Etats-Unis et
aux méme au Canada qu'ils
S'adresstient pour perfectionner leurs
services de
transports urbains.
Dans chacune de ces
villes ‘Europe, les autorités munie ipales ont compris que pour
grandes
ässurer aux citovens, un service rapide et de premier ordre, il fallait fournir aux compagnies con
essionnaires les moyens d'exploiter
avec bénéfice leurs
ré SeaAUXx.
Dans ce but, on x, il Y à quelques tarifs, villes on a experience, on en a conclu que la municipalisation des services n'était pas profitable à une municipalité.
A Paris, le tramwav
années, à For remanié Jes
Haas ces trois grandes
unifié le service par
cutier en il ne donne droit à aucune correspondance gratuite.
parcours en coûte cinq sous et
Le vovageur pPareours mité à
raison dn temps est li
pave cone en effectué, cinq
mais le
sous, A Londres, on
vaut la distai
paye également suiparcourue, et je remarque que l'échelle de prix est de quetre cents à dix cents, Les différente igues de tramwars de Londres ont alement un tarif à la distance.
À Berlin, le {arif est de 2 1-2 cents, mais pour un ininterrompu seulement. Les correspondances, dans cette ville également, tuites.
Berlin
cation du
parcours ne sont pas gra-
aussi a eu
recours
service pour pou
tés
meill'ures facil de transport passibles, En résumé, disons que ces trois gran-
des capitales de l’Europe ne sont ce-
à ses citoyens les
pendant pas sur un pied de supériorité avee Montréal au point de vue des ta rifs, étant que Île de correspondance dans ces villes n’etant
donné système pas gratuit, il s'ensuit que le voyageur est obliué
faut
de payer chaque fois qu'il
lui varier SA course.
Dans ces trois villes on à jugé préfétranchises de longue durée à des entreprises privées, plutôt que d'exploiter soimème le service de transport urbain.
rable également d'octrover des
J'ai réclamé le règlement de cette question du tramway, premièrement parce que les distriets de banlieues souffrent du mange de service suffisant, et dans plusieurs eas, réclament meil- A de créature du A ve sujet, je vous prierais
de
leurs tarifs de passage, cela, j'ai été qualifié
tramwav,
cause
ie
de référer à la déclaration que je faisais le 25 avril dernier, à la seconde réunion du nouveau Conseil municipal, en diseutant notre situation financière, Je signalai l'opportunité d’un changement dans la forme actuelle de notre gouvernement, suggérant en mèême temps l'abolition deux corps.
Je déelarai de plus que j'étais prêt à démissionner, que mon poste de com-
alors
des
missaire était pour moi une chose seconuire, car ve que je voulais avant tout, c'était l'intérêt de la Cité. Si
j'avais été élu au Bureau des Commissaires par la Compagnie des Tram AYS, mes détracteurs et la presse banqueroutière le prétendent, si j'avais été sa créature, dis-je, est-ce que j'aurais été prêt à démissionner en cette circonstance, avant que ma tâche eut été aveomplie, ce que j'ai dit alors, je le répète aujourd'hui, je suis prêt à remettre mon mandat ea d’autres mains, si le peuple le juge propos.
Je répète également qu'il n'y a pas lieu d'espérer que nous pouvons obtenir les améliorations que nous récla-
comme
ad
PROBLEMES DE L'HEURE PRESENTE
ions dans Île traniwas ü renouvellement de franchi
Le rèlement 210, qui est l'objet de
serviee du
moins d'un se, nos négociations et qui expire dans six ans, ne s'applique qu'au centre de la ville seulement, Ce n'est pas tant pour le bénéfice du de Ja ville que nous diseutons Ja question aujourd'hui, que pour améliorer les moyde districts avoisinants. Nous n'avons aucun €0ntrole franchises de banlieues, le seul ut droits que nous avons ne s'appliquent qu'à Ja franchise qui expirera dans six ans. I!
est évident que demander à la compa-
donc ventre
ons communications des
ur les
controle les seuls
unie de dépenser de grosses sommes d'argent pour étendre son réseau, et améliorer son service dans ces dis-
tricts, quand elle ne peut y être contrainte, et ne rien lui offrir en retour, serait qu'un demi-marehé, et Je n'hésite pas à ‘tire qu'il faudrait que la compagnie fût dépourvue de sens commun pour s'occuper d'une proposition de ce genre. Je crois que la demande que fait la compaguie pour une ?xtension de sa franchise du centre de la ville, avant que de faire des améliorations dans les districts où elle a seule, Île contrôle de ses franchises, est une demande raisonnable, Je suis d’opinion que c'est dans l'octroi de cette franchise que réside notre seul espoir d'’obtenir un service amélioré et de meilleures facilités de transport. Et il ne faut pas non plus perdre de vue que l’unification de toutes les franchises sera d'un très grand avantage pour les eitovens.
ne
Un point important
J'ai diclaré déjà qu'il était regrettable de voir que les eitoyens qui voyagent en tramway ont à payer des dividendes sur l'augmentation du capital de cette compagnie, mais que cela ne pouvait être évité dans les circonstances actuelles.
PROBLEMES DE L'HEURE PRESENTE 15
es
Où me répond que malgré que ce pou voir ait ét6 accordé à la Compagnie Législature et confirmé par Ja
Commission des Utilités Publiques, au-
var Îa eun de ces corps n'a imposé à la Cité l'obligation que suivant moi, d'octrover maintenant où dans six renouvelement de franchise, c'est le besoin pressant que nos coici tovens, qui habitent les districts éloi-
Nous avons,
Alix, un
gués, ont d'obtenir un meilleur service, et, n'en déplaise 4 Ja logique de ce brillant conseiller légal qui préside le Fair Franchise League cette lacune dans le Service ne peut être toléré pen dant six années encore par le peuple.
actuel, iusqu'i ce qu'une expertise complète ait été faite dans le but de découvrir ia valeur exacte de l'actif de la com sont pavés, jusqu'à ce que le pour et le contre de la ques'ion aient été soigneusement étudiés, balancés et décidés, cela peut paraitre logique à ces esprits légaux, mais j'aimerais à leur faire re-
Saus «doute, tolérer le service
pagnie sur lequel les dividendes
"Harquer que pendant tout ce temps, la Compagnie des Tramways continue à vommettre au point de vue du service, les fautes mortelles, qu'ils lui reprochent, et que plus vite on en sera venu à un arrangement, plus tôt la compagnie cessera de pécher,
Le plus fort argument que l'on puis se apporter au réglement de cette question du tramway l'absolue né cessité qu'il + a d'obtenir un meilleur
c’est
serviee, et si la Fair Franchise League venait cette trouverait à contredire ses propres prétentions, en ee qui concerne Ja qualité
nier nécessité, elle se
et la nature du service que la Compagnie des Tramwavs nous donne setuelement.
Le projet de M. Falconer
La solution que M. Falcorer, sident de la Fair Franchise League a Commissaires,
pré-
proposée au Bureau des
me
comme acceptable, c'est le rachat, sui
vaut le pouvoir qui nous est conféré,
des biens de fn Compagnie et de son réseau en opération dans la zone décrite dans le réglement 210, soit par la ville, soit pur une autre compagnie, Au pre imier abord, cette proposition est quelque peu séduisante, elle fait bonne mi ue dans les colonnes d'un journal, mais c'est une suggestion qui ne dure que le temps qu'il faut mtredire et la réfuter.
Eu supposant que nous exercons ce privilège, que nous procédions à l'ex propriation du réseau du centre, et que nous le mettions en opération, en vertu quelconque,
cela ue serait bon en autant que nous
d'un arrangement pourrions mettre en vigueur un svstè me de correspondances, en transigeant avec la Montreal sramways Companv dehors du 210, ce qui
pour les districts en réseau
compris var le règlement dépasse plus où moins les Hmites de la l'est bon de se rappeler détenues par Ta Trarwavs Company dans les districts
probabilité, que les franchises et banlieues et les municipalités adjainaliénabies et que par nous en
ventes, sont conséquent nous ue pouvons
rendre maîtres,
Vous figurez vous quel service nous aurions alors? Devons-nous transborder comme un troupeau de moutons, le pud'un char à un autre, c'est-à-dire des voitures d'une compaguie à celles d'une autre, ou bien devous-nous entreprendre une bataille en règle avec la Tramwavs Company, devant la Commission des Utilités Publiques pour l’obliger à nous accorder le droit de passage sur ses lignes? On ne
blie vovageur
peut s'attendre à enlever à la Compagnie la franchise que nous contrô-
ious actuellement et à recevoir en retour «les faveurs de la compagnie, Et comment Je publie voyagerait-il durant tout le débat de cette question ? Quels
PROBLEMES DE L'HEURE PRESENTE
EEE
moyens suggèret on pour que nous puissions forcer la compagnie qui, d’agrande né-
à amélio-
près eux, est coupable de si gligence envers les citoyens, dans les droits exclusifs, lessuc see tout Ja tout: discussion, Et dans l'intervalle, durant les six années à venir, quel projet nous proposera t-on dans le but d’a dont l'inefficacité point le plus éloquent de Est-ce que peuple de Montréal ratifierait un plan de ce gen-
rer son service elle détient des
après base de
méliorer ce servie 6, constitue Je
leurs discours?
La question de transport du fret par la Compagnie des Tramways est une chose à laquelle il faudra pourvoir, ausla construction d'une voie méthode
gl bien, que souterraine, qui est la seule convenable pour prévenir la congestion sur les lignes de surfa Un autre détail concernant ce service de traction consisterait en une ligne auxiliaire d'autobus qui serait opérée durant les mois où les conditions climatériques le permettraient, En suivant le précédent
enropéen, l'opération de toutes ces li-
gnes, sous un méime contrôle, est toujours à l'avantage du pu'°e.
Quelque temps avant les dernières
élections, alors que la ‘Fair Franchise League‘ campagne sur la question du tramway, elle entreprit de candilats par certaines promesentre autres qu'ils ne ratifieraient pas un contrat sans le soumettre à la sanction du peuple, En retour, la Ligue promettait son appui aux candidats en question, ce qui en un mot voulait dire qu'elle essavait tout simplement d’acheter pour une poignée de votes sur lesquels elle pouvait avoir quelque influence, le droit didats.
menait une
lier ses ses spécifiques à ce sujet,
choses à l'effet
Je considère que cette méthode est aussi repréhensible que si on avait of-
districts où!
d'action de ces can-|
fert aux candidats de l'argent eu tour de leurs promesses,
Sur cette même estrade, j'ai défin mor aetion à ve sujet, et. refusé cd prendre à l'aveugle aueun de ces enga Loments,
Vovant que succès de ce côté échouait, la Ligue adopta ü’'autres ta elle veut maintenant qu'on re services d'experts pour éva luer la valeur de l’actif de ;a Comp gnie des Tramways pour trouver com bien il a été payé comptant sur le stock et nous dire sur quel chiffre de ce stock il serait juste et raisonnable pour Î< citovens de dividendes.
mon
tiques; tienne Îles
verser des
J'ai déjà déclar‘ à ce sujet que puis qu'il ne s'agit pas d’un projet de municipalisation de tramways, l'engage ment d'experts serait une chose inuti le puisque ces derniers ne nous diraient que ce que nous savons déjà, et qu'’aueun rapport d'expert ne peut changer le fait que le gonflemenr du stock a été autorisé par la Législature de Québec, confirmé par la Commission des Utilités Publiques et que le publie de Montréal n'a qu'à se courber sous les droits ainsi acquis. La Ville de Montréal a reconnu quelle était la position à ce sujet. Elle s’est opposée au merver à l'époque où la question est venue pour approbation devant la Commission des Utilités Publiques, en faisant remarquer que le gonflemeut du stock de la compagnie constituerait pour plus tard des empêchements sérieux dans 12
passation de nouveaux contrats.
Cependant la Compagnie a obtenu ces droits, elle en jouit aujourd'hui et il ne reste rien autre chose pour les citovens de Montréal que de se conformer à la situation. Et puisque sommes à parler du gonflement du stock qui se produisit alors à l'époque où, la Montreal Street Railway, le Park & Islana, le Montreal Terminal et la Public Service Corporation se fusionnèrent avec
nous
Re
PROBLEMES DE L'HEURE PRESENTE 1
la Tramways Conpans, laissez-moi vous faire remarquer qu'une opposition à ce merger se manifesta, et que pour un, le Sénateur Béique, actionnaire du Street| Railway Company, croyant qu'il ne recevait pas suffisamment pour ses arv:| tions dans le Street Railway, contesta,!| fusion, devant les cours et devant la Commission des Uti lités Publiques Le Commissaire Ainey
On a fait beaucoup de capital du fan que j'ai déclaré, la dernière ‘'ois que j'ai adressé la parole sur cette estra de, que si j'étais élu, j'irais à l'hôtel de-ville appuyer le Commissaire Ainey, La remarque que je faisais alors était adressée aux représentants du parti ouvrier, MM, Foster et Francq qui étaient à mes eôtés et qui m'accordèrent en cette circonstance, l'appui de leur pa-
sans succès, cette
role,
Vous me permettrez de vous énumérer les points principaux sur lesquels le Commissaire Ainey et moi différons, | et de vous en donner les raisons.
Noas ditfférons sérieusement sur trois des questions vitales relevant du domaine’ municipal, Je m'oppose, par exemple, à la continuation des travaux d’agrandissement de l'Aquedue, jus qu'à ce que nous sachions où nous al-| lons, Duns mon opinion, tes travaux | constituent un gaspillage scandaleux | des deniers publies, une entreprise fai-|
te à la hate et constituée sans plus de!
méthode, |
Le Commissaire Ainey # voit au con-| traire le rève d'une usine d'éclairage | municipal au moven de Jaquelle la | Ville pourrait fournir elle-même l'éelai-| rage à meilleur marché. |
Je me suis épuisé, depuis mon élection, à retarder le plus longtemps possible le projet, afin de savoir vers quel but nous nous acheminions, car lJais-| sezmoi vous le dire, personne à l'hô-| tel de ville, pas plus le maire, commissaires, évhevins ou fonctionnaires
ue savent corabien eette entreprise va nous coûter en réalité, non plus qu'ils ne savent si une fots terminée, elle nous permettra d'avoir l'énergie suf fisante pour lévelopper une usine d'é eclairage
Lu hiffres qui nous ont été soumis pit ot Surintendant du département le L'Eelasra
ce, M. Parent, en ce qui con CRT ie cout le l'éclairage ue la Cité au moven du pouvoir que pourrait développer notre usine municipale, sont tout «de suite une objection au projet, au point de vue économique, L'éclairaue couterait à la ville plus que nous
pavous actuellement.
Je n'ai pas demandé à ce que l'entreprise soit suspendue complètement, ar elle est déjà trop avancée,
Le projet à l'effet de construire des boulevards en rapport avee l'élargissement de l'aquedue, est en grande partie responsable pour les vastes constructions qu'a assumée l'entreprise, et que le projet soit où non mené à bon:
levront étre
“omplétés, eur autrement 1x ville se-
ne tin, les boulevards
rait appelée à paver des dommages considérables aux propriétaires des terrains situés de chaque côté de ce fameux eunal, Puisque nous sommes tenus de j'espère qu'ils mériteront véritablement ce nom, pour que les générations futures reti
construire des boulevards,
rent quelque bénéfice de cette folle en treprise,
Le Commissaire Ainsv ne voit le projet qu'au point de vue de la municipalisation, et c'est sur ce point que nous sommes en désaccord, Le second point sur lequel nous ne nous entendons pas, “est au sujet de l'exécution de a0s travaux à la journée aussi bien que sur la question d'octroi des contrats,
lei encore, le Commissaire Ainey se laisse influencer par les principes du parti ouvrier qu'il représente, et pour lequel il prétend Intter.