‹ Questions neurologiques d'actualitéChapitre 107 sur 153 · LOS CH. FOIX · texte numérisé non relu

LOS CH. FOIX

let, du mésocéphale, des noyaux de la base, (1 autres encore sans doute. La moelle ne fournit ici qu'un canevas sur lequel travaillent les autres automatismes.

Ceci dit, réfléchissez, Messieurs, à la nécessité de ces automatismes.

Si chacun des mouvements de notre marche devait être pensé, marcher serait une œuvre de gymnaste qu'on réaliserait à 30 ans, et une promenade de 100 mètres, un effort surhumain d'adresse et de volonté. Heureusement les automatismes sont là que le cerveau dirige et coordonne un peu à la façon d'un maître d'industrie.

Réfléchissez encore à l'infinie complexité, à l'enchevêtrement de ces fonctions automatiques. Quand vous levez un doigt, il faut que votre cerveau commande, que votre cervelet coordonne, que vos noyaux gris dirigent le tonus, que votre moelle actionne ses grandes synergies... Le moindre déséquilibre dans un ces appareils engendre des troubles considérables. Bien plus, le mouvement, à mesure qu'il se crée, engendre de nouvelles sensations, déclanche de nouveaux réflexes, actionne de nouveaux automatismes qui réagiront à leur tour en une trame continue. ..

Ainsi s'avère à nous, dans sa vivante complexité, l'infini physiologique, aussi stupéfiant que l'infini anatomique et probablement comme lui impénétrable en son essence.

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