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iKint le seuil avec une Fermeture brusque ae variait pas, c'est-à-dire qu'il retrouvait la loi de DuboisiReymond ; au contraire pour les temps plus courts, il fallait augmenter l'intensité pour obtenir le seuil
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Fi(î. 4 — Expérience de Fick sur un muscle lent. — Croissance de l'intensité donnant le seuil pour les temps de plus en plus courts inférieurs à une certaine valeur (0"5 dans le cas particulier).
au fur et à mesure qu'on diminuait la durée de passage du courant (voir fig. 4) : l'intensité donnant le seuil dépendait donc du temps de passage du courant. La loi de Dubois-Reymond ne s'appliquait plus, et il fallait faire jouer un rôle dans l'excitation, non seulement à l'intensité, mais encore à la quantité d'électricité.
Fick chercha alors à étudier les muscles rapides avec des durées de passage du courant plus petites que celles que Dubois-Reymond avait réalisées, en substituant aux fermetures et ouvertures du circuit produites par une clef, des fermetures et ouvertures produites par un appareil permettant des durées plus courtes que celles que la main peut réaliser. Il retrouva sur les muscles rapides les mêmes phénomènes que sur les muscles lents, mais le temps limite à partir duquel la loi de Dubois-Reymond est exacte était beaucoup plus petit sur les muselés rapides que sur les muscles lents.
Les résultats de Fick furent contestés en ce qui concerne les muscles striés, en raison d'objections techniques faites à son appareil. La loi de Dubois-Reymond continua donc à régner, malgré les expériences île Fick, confirmées par d'autres auteurs, en particulier par Ilelmholtz et par Engelmann (1870).
Il faut arriver jusqu'en 1894, aux expériences de Hoorweg ', pour voir ébranler la loi de Dubois-Reymond.
1. Hoorweo, Archives de physiologie, 1897, page 269. Heaume* dea travaux antérieurs publiés on allemand.
LA CHRONAXIE
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Hoorweg fit ses expériences sur l'homme, dans les conditions de l'électrodiagnostic, à l'aide des décharges de condensateurs que les travaux de Chauveau, d'Arsonval, etc., venaient d'introduire dans la pratique de l'électrophysiologie.
Si on charge un condensateur, en réunissant ses armatures aux deux pôles d'une source de voltage connu, une batterie de piles ou d'accumulateurs par exemple, le condensateur se charge au môme voltage V que la source, et l'armature reliée au pôle positif se charge positivement et vice versa. Il se charge d'une quantité d'électricité qui est proportionnelle à la capacité G du condensateur, et au voltage, c'est-à-dire que la quantité d'électricité se mesure par le produit de
la nmritp nir 1p vnltïirfp. • Fi#- 5" ~ °,ndes de décharge dans un circuit de même résista CapaCltt pai le -\OJtage. tance de deux condensateurs de capacité C et 2 C, chargés
q = CV. Si, le condensa- au même vol,aSeteur étant chargé, on coupe la communication avec la source, il reste chargé. Si alors on réunit l'une à l'autre les deux armatures par un circuit sans self de résistance R, le condensateur se décharge d'une manière continue, suivant une loi bien définie. Le sens de l'onde de décharge est tel que l'électricité chemine dans le circuit extérieur de l'armature chargée positivement à l'armature chargée négativement. Dès que le circuit de décharge est fermé, l'onde s'établit instantanément avec une intensité initiale mesu-
rée par la loi d'Ohm, c'est-à-dire égale à — ; mais, pendant toute la
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durée de la décharge, le voltage, et par suite l'intensité, diminuent jusqu'à devenir nulles. Cettechute d'intensité^se fait suivant une courbe (voirfig. 5) qui a une formulelogarithmique.
La durée de l'onde de décharge dépend de deux facteurs, la capacité du condensateur et la résistance du circuit, et est proportionnelle à ces deux facteurs, c'est-à-dire à leur produit. La durée de la décharge dépend donc du produit RG de la résistance par la capacité. Ce produit RC est ce qu'on appelle la constante de temps du condensateur. Il est facile de comprendre que, avec le môme voltage de charge, des condensateurs de capacités différentes se chargeant de quantités
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d'électricité proportionnelles à leur capacité, il faudra plus de temps pour faire écouler, sous le môme voltage, une grande quantité d'électricité qu'une petite. De même, avec des condensateurs chargés de la même quantité d'électricité, il faudra plus de temps pour les décharger à travers une grande résistance qu'à travers une petite.
Si donc nous déchargeons à travers des circuits de résistance égale des condensateurs de capacités différentes, chargés au même voltage, la durée de la décharge sera proportionnelle à la capacité (voir lig. 5).
11 était donc facile de vérifier la loi de Dubois- Reymond avec les condensateurs. La résistance du circuit étant considérée comme constante, il suffisait d'étudier l'efficacité de condensateurs de capacité différente chargés au même voltage. La résistance étant la même, l'intensité initiale était la même. Les ondes fournies par ces différents condensateurs ne di lieraient donc entre elles que par la durée de la variation d'intensité. D'après la loi de Dubois-Reymond, la rapidité seule de la variation d'intensité étant enjeu, le condensateur de la plus petite capacité devait, pour un voltage déterminé, être plus efficace que les condensateurs de capacité plus grande. Si on avait le seuil avec un condensateur de 0mf01 par exemple, un condensateur de 0 m' 05 ou plus ne devait donner aucune contraction. C'est l'expérience que fit Hoorweg : elle lui donna le résultat opposé à celui que faisait prévoir la loi de Dubois-Reymond. Donc la loi de Dubois-Reymond est fausse, et c'est Fick et Engelmann qui ont raison.
IV. Loi de Weiss — En 1901, le professeur Weiss !, avec le courant continu, a réalisé des ondes rectangulaires de très courte durée, au moyen d'un pistolet dont la balle, de vitesse connue, coupe successivement deux fils : la coupure du premier fil placé en dérivation sur le circuit d'utilisation, établit le courant ; la coupure du 2S fil, placé en série avec le sujet d'expériences, rompt le courant ; le 2e fil peut être placé plus ou moins loin du 1er (voir lig. 11). La durci' du courant dépend de la distance des lils et de la vitesse de la balle. A ville pistolet dont je me sers à la Salpèlrière, dont la vitesse de halle est de 227 mètres à la seconde, le temps de passage du courant est de 0 ,00(1011 pour un centimètre d'écart des lils, et de O0088 pour 2 mètres ; on peut doue étudier avec cet appareil faction des courants de durées comprises entre ces deux limites
Weiss a étudié le gastroenémien de la grenouille. 11 place de grOS-