Spasmes ioniques et classiques de tout le corps
involontaires tels qu'on les constate dans le syndrome du corps strié.
1. Comme je l'ai soutenu il y a longtemps déjà, on peut diviser les mouvements involontaires qui nous intéressent en deux principales catégories : a) le tremblement et b) la choréo-athétose. Celui-là est un mouvement d'un ordre différent de celui-ci et doit avoir aussi une pathogénie différente. Sans répéter ici les considérations que j'ai déjà avancées ailleurs, je veux dire simplement que le tremblement est un « release-phenomenon » 1 et ne peut pas être considéré comme un mouvement d'excitation. On ne peut point expliquer le tremblement de la maladie de Parkinson, qui dure des années, par une excitation perpétuelle quelconque. Or, la lésion de la dégénération lenticulaire est une lésion destructive et par conséquent elle n'est pas du tout la cause directe du tremblement ; elle permet au tremblement de se développer, en supprimant, à ce qu'on peut supposer, une influence inhibitoiresur des centres situés plus bas. Mais, tandis que le tremblement est le mouvement involontaire commun qui résulte des lésionsdela dégénération lenticulaire, il faut insister sur ce fait qu'il peut apparaître comme conséquence des lésions éloignées des noyaux gris centraux, des lésions mésencéphaliques (Holmes, Marburg), cérébelleuses (Klien, Pfeifer), etc. Evidemment le corps strié n'est pas le seul siège des lésions qui déterminent cliniquement le tremblement.
Ainsi on est amené à chercher une explication qui pourra comprendre le tremblement d'origine extra-striée.
Pour l'athétose et la chorée, les mêmes considérations sont valables, puisque, le corps strié mis à part, on les a trouvées dans des cas de lésion de la couche optique, du cervelet, du pédonculecérébelleux supérieur (Bindearmchorea) - du noyau rouge, etc.
2. Il semble, alors, que le problème de la pathogénie des mouvements involontaires est bien loin d'être simple, et il me semble que l'attribution de l'hyperkinésie aux seules lésions du corps strié n'en fournit aucune explication suffisante. Dans le syndrome du corps strié tel que je l'ai énoncé moi-même, les mouvements involontaires prennent une place prépondérante, et M. et Mme Vogt aussi, dans leur dernière et très intéressante communication, ont une fois de plus souligné le rôle essentiel de ces mouvements dans le syndrome. Mais je ne peux pas