LES TUMEURS CÉRÉBRALES AUX DIFFÉRENTS AGES
Comme dans la plupart des affections du système nerveux, il est fort intéressant de constater qu'aux différents âges se développent des tumeurs différentes quant à leurs particularités cliniques, leur siège, leur rapidité d'évolution et le pronostic qu'elles permettent après l'intervention chirurgicale.
Dans les premiers mois de la vie, les tumeurs cérébrales sont fort rares; il s'agit desimpies curiosités anatomiques, de tératomes, d'inclusions fœtales, qui ne permettent d'ordinaire qu'une survie très limitée.
Par contre, entre 5 et 12 ans, on voit se développer chez l'enfant avec une très grande fréquence et d'une façon presque exclusive, les tumeurs inlracérébelleuses. L'évolution rapide de ces tumeurs s'accompagne de céphalée intense avec vomissements, de perle rapide de la vision et de troubles généraux delà statique et de la marche, il n'est pas rare à cet âge de voir apparaître un certain degré d'hydrocéphalie et un symptôme vraiment particulier aux tumeurs de l'enfant, la déhiscence 1res légère
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des os du crâne sous l'influence de l'hypertension. Cette déhiscence des sutures se manifeste cliniquement à la percussion du crâne par un bruit de pot fêlé tout à fait caractéristique lorsqu'on percute avec le doigt la région moyenne de l'os pariétal. On a même signalé-ehez reniant, lorsque l'évolution de l'affection est assez lente, un amincissement considérable et même une trépanation spontanée des os du crâne.
Chez la jeune femme et particulièrement au cours de la grossesse ou dans les mois qui suivent, s'observent parfois des tumeurs cérébrales, d'évolution extrêmement rapide, avec forte hypertension et d'un pronostic extrêmement grave, menant la malade à la cécité et au coma en quelques mois, sans cpie les signes de localisation puissent se préciser. 11 s'agit le plus souvent de gliome infiltrant de la substance blanche d'un hémisphère ou des ganglions centraux.
Che: l'adulte on rencontre soit les gliômes infiltrants, soit, avec une fréquence malheureusement moins grande, les tumeurs à point de départ méningé dont le pronostic est si différent grâce à la possibilité d'une intervention chirurgicale définitive.
Enfin après cinquante ans, la tumeur cérébrale la plus fréquemment constatée est la tumeur à point de départ méningé, en particulier la tumeur de l'angle ponto-cérébelleux ou les fibromes de la dure-mère qui restent souvent complètement latents, ou donnent les types cliniques les plus purs de tumeur rolandique.